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mondiaux

Le rêve européen

Dur à croire, mais on y est presque : le championnat du monde 2015 commence en Europe le 1er octobre. Certaines équipes sont déjà qualifiées tandis que d'autres luttent toujours pour décrocher un emplacement. Tous ceux qui sont sûrs de participer doivent maintenant se préparer, car seules les meilleures équipes du monde seront présentes au Mondial. Comment les équipes européennes se préparent-elles pour le plus gros événement de l'année ?

Des vacances en Corée ?

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Plusieurs joueurs européens, comme Yeu Jin « Reignover » Kim et Sangwook « Ryu » Yoo, ont été aperçu lors de la finale de la ligue coréenne la semaine dernière. Martin « Rekkles » Larsson et Fabian « Febiven » Diepstraten sont également en Corée parce que, comme lors du Championnat du monde 2014, plusieurs équipes croient dans les vertus des camps d'entraînement. Un camp d'entraînement offre à une équipe un bon environnement pour s'exercer, grâce à un planning strict et à la qualité des équipes contre lesquelles vous pouvez vous entraîner. Ce voyage en Corée du Sud ne sera pas un séjour balnéaire, il s'agit de travailler et de travailler dur.

Mais ce voyage en Corée du Sud en vaut-il la peine ? Rekkles n'en doute pas : « Nous sommes tous d'accord pour dire que tout le monde en a profité l'année dernière. Lorsque nous avons discuté sur la destination pour l'entraînement, la seule option a été : la Corée.» À l'évidence, la région propose de nombreux avantages : tout d'abord, il y a des équipes de très haut niveau dans cette région du monde depuis le deuxième Championnat du monde. Pour l'instant, la Corée est le seul pays à avoir obtenu deux titres, avec SK Telecom T1 et Samsung White. Il faut dire que la culture de la compétition vidéoludique y est très développée depuis des décennies, ce qui a entraîné le développement des infrastructures adéquates. Mais il y a un revers à la médaille. Arracher les joueurs à leur environnement familier et les soumettre à un tel chamboulement (y compris le décalage horaire) alors que le Championnat du monde est à nos portes peut entraîner une perte de temps d'entraînement. Un vol longue distance peut causer du stress, sans compter les risques d'indisposition. Chaque équipe doit peser seule les avantages et les inconvénients d'une décision de ce genre.

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Observer la concurrence

Le fait que chaque adversaire du Championnat du monde soit connu permet aux joueurs de se préparer aux rencontres en les observant. Pour ce faire, l'entraîneur et les analystes regardent les parties des adversaires pour comprendre leurs stratégies et pour développer de nouvelles tactiques. L'analyse se concentre sur des éléments évidents (bannissements, sélections des champions, compositions d'équipe...), mais aussi sur le placement des balises ou sur les chemins suivis et les forces des joueurs professionnels. C'est surtout vrai face aux équipes coréennes qui peuvent avoir jusqu'à cinq remplaçants, il est important de connaître toutes les options.

Mais ce ne sont pas seulement les adversaires qu'on analyse, toutes les parties sont discutées en détail. Cela inclut la détection des choix contestables dans une précédente partie pour éviter de les réitérer. Cela impose une excellente communication, parce que seuls les joueurs qui acceptent les conseils de leur équipe, qui se font confiance et qui s'appuient sur ce travail pour progresser peuvent espérer aller quelque part. Au bout du compte, chacun doit faire un effort personnel pour que ces informations soient profitables.

Entraînement sur la Faille de l'invocateur

Ultimement, ni les camps d'entraînement ni les analyses ne vous aideront si vous ne consacrez pas votre temps à l'essentiel : jouer. Non seulement il est beaucoup plus amusant de jouer et de se démener sur la Faille de l'invocateur, mais l'expérience pratique que vous en retirez est toujours payante. C'est la seule manière pour les joueurs d'augmenter leur éventail de champions viables. Le meilleur exemple en est Rekkles, que l'on a vu jouer Mordekaiser obstinément : un choix aussi nouveau qu'exotique. Plus d'expérience de jeu vous permet de rester au niveau dans une meta dynamique qui change à chaque mise à jour. C'est surtout vrai de la dernière variation du jeu, qui comprend de nombreux changements d'objets et l'introduction des colosses qui n'ont pas encore été testés sur le terrain. Les joueurs ont besoin d'éprouver ces changements radicaux pour bien comprendre à quoi ils doivent s'attendre dans les cas les plus extrêmes.

Tant de travail et si peu de temps

Comme il ne s'écoule qu'un mois entre les play-offs et la phase de groupe du Championnat du monde, les équipes ont beaucoup de travail à abattre. Chaque partie et chaque rencontre comptent, il y a peu de temps à perdre en loisirs. Les vainqueurs de la Saison deux, Taipei Assassins, s'entraînent intensivement 12 heures par jour pour espérer remporter le Championnat. L'ancien tireur de SK Telecom T1, Gwang-jin « Piglet » Chae, qui fut l'un des champions de la Saison trois, s'entraînait jusqu'à 16 heures par jour, ce qui lui a valu le surnom de « rat de ludothèque ». Rekkles a une opinion similaire, puisqu'il a écrit sur sa chaîne de média social.

Nous n'avons aucun doute quant à notre aptitude à tenir notre rang dans le Championnat du monde, mais nous avons conscience que notre finale contre Origen était loin d'être parfaite. Nous avons une large marge d'amélioration.

Les équipes européennes ont beaucoup de dur travail devant eux, mais c'est le seul moyen d'accéder au succès. Bien sûr les camps d'entraînement ne suffisent pas à vous préparer pour toutes les situations, mais la pratique et l'exercice vous aident à rester calmes même dans les situations les plus tendues... Et qu'y a-t-il de plus important ?