Jump to Main ContentJump to Primary Navigation
msi

Les champions en vogue du MSI

Pendant cinq journées, l’édition 2016 du Mid-Season Invitational a fait vibrer tous les fans de compétition. Nombreuses ont été les surprises et le jeu proposé par les six formations qui représentaient leurs régions respectives était très explosif. De quoi vous motiver à troquer votre grasse matinée pour une session intensive d’e-sport ! Avant que les phases finales ne commencent vendredi, nous allons revenir sur les champions qui ont eu le plus de succès jusqu’ici.

Durant les 30 parties disputées lors des phases de groupe (matchs aller-retour en une manche gagnante), 40 champions ont été sollicités. Si ce chiffre peut sembler faible comparé aux 74 des championnats du monde 2015, il s’explique notamment parce que les équipes sont presque trois fois moins nombreuses et n’ont toujours pas disputé de BO5, format dans lequel les phases de sélection des champions évoluent très vite, les équipes étant forcées de s’adapter d’une manche à l’autre aux forces et faiblesses de leur adversaire.

La sainte trinité de la voie du haut

Pour l’instant, seuls six champions ont été joués au top. Le plus souvent invoqué est Ekko, qui a été joué dans 24 des 30 parties. Suivent alors Poppy et Maokai dans respectivement 19 et 12 parties. Mais le Tréant torturé a tout de même été banni dans 17 parties, ce qui fait de lui le deuxième champion le plus banni tous postes confondus. En revanche, c’est Poppy qui a, de loin, rencontré le plus grand succès. Avec 68,4% de victoire, la Gardienne du marteau surpasse largement Maokai (50%) et Ekko (45,8%).

Maokai hanté

Maokai hante la voie du haut !

Qu’en est-il des autres champions invoqués ? Trundle (2 parties sur la voie du haut), Fizz (2 parties) et Gragas (1 partie) n’ont jamais connu la victoire. Les mauvais résultats de ces trois champions s’expliquent assez facilement : ils ont uniquement été joués par SuperMassive et G2 Esports, les deux équipes éliminées au terme des phases de groupe.

Poppy, Maokai et Ekko se ressemblent beaucoup. Tous trois très résistants, capables d’infliger de bons dégâts et disposant de contrôles de foule, ils sont également mobiles et peuvent faire une énorme différence en utilisant leur téléportation dans le dos de l’équipe adverse. Tous trois sont également capables d’être efficaces même s’ils sont en retard dans la partie : il est donc peu utile de s’acharner à vouloir les tuer en boucle.

Gare au loup

Dans la jungle, terrible jungle… sévit Kindred, seule championne à avoir été bannie ou choisie dans chaque partie. Son kit lui permet d’exceller en début de partie : bons dégâts qui la rendent capable de défier la plupart des autres junglers en duel, mobilité inouïe qui lui permet de ganker avec une aisance particulière, d’emprunter des routes particulières pour éviter les wards et de s’immiscer dans la jungle adverse tout en étant capable de s’enfuir assez facilement. De plus, elle ne perd pas en utilité avec le temps, étant donné qu’elle accroît ses dégâts avec son passif, ce qui lui permet d’apporter de bons dégâts en combat d’équipe, mais également de faire descendre rapidement les points de vie des monstres épiques. Quant à sa compétence ultime, elle peut sauver son équipe et changer drastiquement le résultat d’un gros affrontement. 

Kindred

Au MSI, Kindred a atteint un très bon ratio de victoire de 63,2%

Pour lui tenir tête, un champion est très souvent choisi : Graves. Invoqué dans 24 parties, il est le jungler à avoir foulé le sol de la Faille de l’invocateur le plus souvent. Malgré son ratio de victoire de seulement 41,7%, il a été le meilleur concurrent de Kindred avec 6 victoires contre 7 défaites. S’il arme son fusil de balles en argent, peut-être pourra-t-il au moins exterminer la partie loup de Kindred. Ainsi, ces deux champions sont ceux qui sont, de loin, les plus joués dans la jungle. Suivent alors Nidalee (8 parties), Lee Sin (6), Elise (2) et enfin Gragas (1). Ces champions apparus moins souvent ont néanmoins goûté à la victoire ! Presque 67% de victoire pour Lee Sin, 50 pour Elise et 37,5% pour Nidalee.

Nidalee

Redoutable, Nidalee a été bannie deux fois sur trois !

Cette dernière statistique peut sembler surprenante quand on considère que la Chasseresse bestiale est tout simplement la championne la plus bannie de la compétition, avec 20 bannissements, soit 2 parties sur 3. Cette faible réussite trouve pourtant une explication. Dans la moitié des parties, Nidalee a été jouée par une équipe en grande méforme : deux fois par SK Telecom T1 et une fois par G2 Esports et 3 fois sur 8 contre l’équipe qui, jusqu’ici, survole le MSI, Royal Never Give Up. Pour ne rien arranger, c’est le champion que jouait RNG quand ils ont donné la partie à Counter Logic Gaming après avoir pourtant amassé la plus grosse avance acquise durant la compétition (17 000 PO d’avance ainsi que 2 inhibiteurs).

Malgré son faible ratio de victoire, Nidalee reste donc un des meilleurs champions dans la jungle et les équipes semblent la craindre et préfèrent la bannir. Il faut dire que c’est un des rares champions encore plus fort que Kindred en début de partie. Son arsenal est complet : de très bons dégâts, une mobilité hors normes, des soins très puissants en fin de partie, une capacité à exterminer les camps de la jungle à une vitesse incroyable…

Diversité au milieu

Comme souvent, la voie du milieu regorge d’options. C’est la voie où le plus de champions différents ont été joués. Contrairement à la voie du haut où les trois meilleurs champions jouent à peu près le même rôle, différents styles de champions ont eu le droit à leur temps de jeu sur la voie du milieu : des assassins comme LeBlanc, Zed et Ekko, des supports comme Zilean, Lulu et Karma, des champions à la présence globale comme Gangplank et Twisted Fate, des mages qui traversent les murs pour apporter leurs contrôles de foule et tenter d’engager comme Lissandra et Aurelion Sol et des mages puissants en combat d’équipe comme Azir et Ryze.

Azir

Azir, un concurrent de taille pour Ryze

De tous ceux-là, les derniers cités sont les plus joués avec 90% de présence. Il n’est pas rare de voir l’un opposé à l’autre, pour des résultats différents selon les joueurs. Impossible de mettre tout le monde d’accord quant auquel de ces deux concurrents domine l’autre en duel. Une chose est alors certaine : l’affrontement est virulent et serré, donc le talent et l’inspiration sont la clé de la victoire. Le succès de ces deux champions est presque le même : 64,3% de victoire pour Ryze et 63,2% pour Azir.

Troisième champion le plus joué : LeBlanc. Preuve que les assassins aussi peuvent trouver leur place dans la compétition. La Manipulatrice rejoint le club très fermé des champions les plus joués… avec elle aussi un minimum de 60% de victoire. Elle semble cependant bien plus à l’aise contre l’Empereur des sables (67% de victoire) que contre le Mage renégat (0%) qui se trouve bien plus difficile à assassiner et qui peut la clouer sur place beaucoup plus aisément.

En joue, feu !

La catégorie des carrys AD diffère beaucoup de celles présentées juste avant. Neuf tireurs ont foulé les champs de justice et ont tous gagné au moins une fois, à l’exception de Vayne. Jhin et Tristana ont remporté leur unique partie, tandis que Twitch, joué les trois fois par Wuxx, carry AD de l’équipe chinoise RNG, a 100% de victoire.

Le tireur le plus plébiscité est Lucian, présent dans 90% des parties avec 26 picks pour 1 bannissement. Mais bien qu’il soit omniprésent, le Purificateur n’a remporté que 34,6% des parties dans lesquelles il était engagé et possède le plus petit KDA de tous les carrys AD combinés : 1,94… Ces résultats très mauvais s’expliquent par le fait que Lucian n’a pas été la priorité des équipes qui ont bien performé. Malgré ça, Counter Logic Gaming et Stixxay ont offert quatre des neuf victoires de Lucian, preuve qu’entre de bonnes mains, Lucian reste un très bon champion.

Suivent alors trois champions aux résultats bien supérieurs : Ezreal avec 54,5% de victoire en 11 parties, Kalista avec 57,1% de victoire en 7 parties et Sivir avec un très bon taux de victoires de 71,4% en 7 parties. Quant à Caitlyn, c’est un choix de niche pour Trevor « Stixxay » Hayes (bien que Hsiung « NL » Wen-An s’y soit essayé) qui semble ne pas bien réussir (33,33% de victoire) mais qui fait quand même peur quand on considère les sept bannissements qu’elle a reçus.

Trevor « Stixxay » Hayes

Trevor « Stixxay » Hayes a fait environ 947 dégâts par minutes en moyenne avec Caitlyn (sur 3 parties)

Les supports qui épaulent ces carrys AD sont souvent la cible des bannissements. Bard et Alistar ont ainsi été respectivement retirés 17 et 16 fois des champions sélectionnables, ce qui les classe dans le top 4 des champions bannis. Quand on regarde le taux de victoire d’Alistar, on comprend rapidement pourquoi les joueurs en ont peur. Avec 8 victoires pour 1 seule défaite (lors du match G2 Esports contre Royal Never Give Up), le Minotaure est le meilleur support de ce MSI. De son côté et bien qu’il semble aussi craint qu’Alistar, Bard peine à trouver le succès, avec seulement 28,6% de victoire.

Le support qui est le plus sélectionné (et qui reçoit lui aussi quelques bannissements) est Braum. Joué dans 18 parties, il remporte une partie sur deux. D’autres champions ont également fait leur apparition, comme Thresh qui, bien qu’il n’ait remporté qu’une partie sur trois, a particulièrement brillé dans les mains de Se-hyoung « Mata » Cho, support de RNG et champion du monde en 2014. Des choix plus exotiques ont également trouvé leur place, comme la Poppy de Mustafa Kemal « Dumbledoge » Gökseloğlu ainsi que la Janna, la Morgana et la Soraka de Zaqueri « Aphromoo » Black qui prouve que les supports qui ne sont pas très résistants peuvent quand même trouver leur place dans la méta.

Avec l’arrivée des matchs en cinq manches gagnantes dès vendredi prochain, les choix des équipes devraient évoluer. Ceux qui auront le mieux décortiqué le jeu adverse en profiteront pour bannir le ou les champions clés de leur opposant, de quoi prendre l’avantage. Mais la clé des BO5 est sans aucun doute l’adaptation entre les parties. Les surprises peuvent donc arriver à tout moment !