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ACTUALITÉ

Qu’est-ce que la LCK ?

Les équipes coréennes dominent les compétitions esportives sur League of Legends, ce n’est pas une nouveauté. Il faut dire que la Corée du Sud bénéficie d’une histoire fournie en matière d’esport et donc d’infrastructures et de modèles à suivre très avancés. Rien d’étonnant donc à ce que le pays du matin calme ait été le premier à organiser une ligue professionnelle sur LoL, The Champions. Aujourd’hui son héritière s’appelle la LCK et est considérée par beaucoup comme le championnat le plus relevé au monde.

La LCK, comment ça se passe ?

Pour les habitués des League of Legends Championship Series, pas de panique ! La LoL Champions Korea ou LCK présente de nombreuses similitudes avec son équivalent européen ou nord-américain. Comme en LCS, il s’agit d’un championnat qui regroupe dix équipes. Chacune d’entre elles affronte chaque autre deux fois au cours de la saison régulière – qui dure treize semaines – selon le principe du double round robin. Mais là où les LCS ont fait le choix des matchs à manche unique ou BO1 – plus pour longtemps d’ailleurs – la LCK a préféré les affrontements au meilleur des trois manches, les BO3. C’est-à-dire que la victoire revient à l’équipe qui parvient à battre par deux fois son adversaire du jour. Un format plus stratégique donc, qui laisse moins de chances aux équipes moins fortes de l’emporter sur une tactique surprenante qui déstabilise son adversaire. Bien sûr, une composition d’équipe ou un piège inattendu peut toujours suffire à faire exploser le nexus adverse, mais il est beaucoup plus difficile de le faire deux fois en trois matchs.

Mais la véritable différence entre LCS et LCK se trouve au niveau des play-offs. Les cinq meilleures équipes coréennes au terme de la saison régulière s’affrontent dans un tournoi à élimination directe joué au meilleur des cinq manches – BO5 – selon un système appelé King of the Hill similaire à celui utilisé en LCS pour déterminer la troisième place qualificative pour les championnats du monde. Le quatrième et le cinquième de la saison s’affrontent, puis le vainqueur rencontre le troisième de la saison et ainsi de suite jusqu’à la grande finale qui détermine le champion. Être bien placé en saison régulière permet donc de réduire le nombre de matchs qu’il est nécessaire de remporter pour empocher la couronne. Ainsi, la meilleure équipe du segment de printemps 2016 n’aura qu’un seul BO5 à effectuer alors que la cinquième n’en aura pas moins de quatre !

La qualification aux championnats du monde, quant à elle, se déroule de manière identique à celle des LCS. Le vainqueur des play-offs du segment d’été se qualifie en première place, accompagné de l’équipe qui totalise le plus grand nombre de points à l’issue des deux segments de LCK. La troisième équipe coréenne qualifiée est déterminée par un tournoi spécifique auquel sont conviées les équipes qui ont le plus de points en dehors des deux ayant déjà leur place en poche.

Dernière particularité : les récompenses individuelles. Après chaque match le meilleur joueur du match se voit attribuer des points (100 pour un match de saison régulière, 300 en play-offs et 500 en finale) et celui qui a cumulé le plus de points à l’issue de tous les affrontements est désigné MVP de la saison. Hé non, ce titre n’est pas automatiquement donné à Sang-hyeok « Faker » Lee ! Un prix est également décerné à chaque joueur qui termine la saison avec le meilleur K/D/A à son poste. 

Les équipes à suivre

Quelles sont les structures qui soulèvent les foules en Corée du Sud ? Petit tour d’horizon non exhaustif :

SK Telecom T1 

SKT T1

Difficile de ne pas parler des champions du monde en titre. L’équipe de Faker, double champion du monde et sans doute le meilleur joueur de League of Legends de l’histoire, n’est jamais à prendre à la légère. La structure fait toujours partie des meilleures, que ce soit en terme de talent brut ou bien sur d’infrastructure. Mais elle n’est plus la favorite incontestée du championnat, loin de là. Le toplaner Jang « MaRin » Gyeong-Hwan et le deuxième midlaner Lee « Easyhoon » Ji-hoon ont cédé aux sirènes chinoises. Même si Lee « Duke » Ho-Seong, le nouveau gardien de la voie du haut pour l’équipe, est très bon il a encore du mal à remplacer son prédécesseur. SK Telecom T1 peuvent-ils succomber à la malédiction des champions du monde ? Nous n’en sommes pas encore là, mais il va en tout cas falloir scruter leurs résultats de près !

Rox Tigers 

Un changement de nom et un nouveau jungler plus tard, les finalistes des derniers championnats du monde sont très probablement la meilleure équipe au monde à l’heure actuelle. Tous excellents au niveau individuel les tigres sont surtout une merveille à voir en équipe. Décisifs et d’une coordination sans faille, ils dominent leur concurrence de la tête et des épaules. Le seul point d’interrogation qui reste est leur capacité à s’adapter aux changements de méta à venir, un aspect avec lequel l’équipe a eu des difficultés par le passé.

Jin Air Green Wings 

Historiquement une équipe de milieu de tableau, la structure ne s’est encore jamais qualifiée pour les championnats du monde, même s’ils n’en sont pas passés loin en saison 5. Cette année sera-t-elle la bonne ? En tout cas le jungler Park « Winged » Tae-jin sont en forme et ça se voit. Les joueurs ne sont pas forcément étincelants pris à part mais ils ont montré de gros progrès collectifs et peuvent espérer de grandes choses s’ils continuent sur leur envolée. Mais avec eux, le crash d’avion est toujours possible…

Les joueurs qui en mettent plein les yeux

Il vous reste de la place à côte de votre poster grandeur nature de Faker ? Vous êtes du genre à acheter les maillots de vos joueurs préférés mais ne savez pas devant qui baver d’admiration ? Suivez le guide !

Bae « Bengi » Seong-woong 

Bae « Bengi » Seong-woong

Honneur aux grands anciens ! Bengi est probablement le joueur le plus souvent injustement oublié encore en activité. Double champion du monde et maitre tacticien, le jungler de SK Telecom T1 a passé toute sa carrière dans l’ombre de Faker. Parfois inconstant, sa retraite imminente a été annoncée à plusieurs reprises, sa place dans l’équipe est toujours menacée par l’habitude de sa structure de faire jouer une partie des matchs à son jungler remplaçant, mais il est toujours là et bien présent. Il faut dire que celui qui est surnommé « la main droite de Dieu » par les fans coréens a toujours su se montrer incroyablement décisif dans les moments importants. Cette année encore Bengi fait profiter les spectateurs du monde entier de son incroyable vision de jeu. 

Yoon « Peanut » Wang-ho 

Yoon « Peanut » Wang-ho

Autre jungler, autre génération, autre style, talent tout aussi incroyable, le nouveau membre des Rox Tigers est sans doute la future superstar de la jungle. Son arrivée a coïncidé avec un passage de palier pour une équipe déjà excellente sans lui. Au cours de ses matchs Peanut donne l’impression d’être partout à la fois, toujours au service de ses coéquipiers. Il a la capacité de faire briller des joueurs qui sont pourtant déjà étincelants, ce qui lui vaut d’être déjà comparé par certains aux meilleurs junglers du monde. Une pression de l’excellence dont le joueur d’à peine 18 ans semble fort bien s’accommoder. 

Où, quand, comment ?

Intéressés ? Vous pouvez retrouver tous les matchs de LCK en direct sur LoLesports en matinée, ou en VoD quand vous voulez !