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European Masters

Favoris et outsiders des EU Masters d'été 2019

20 équipes issues de 13 régions différentes s'affrontent à nouveau dans l'espoir d'obtenir le trophée ultime : la couronne de champions des European Masters. Découvrons ensemble quatre prétendants à la victoire de cette édition estivale.

Les EU Masters sont de retour cet été après une édition printanière au succès retentissant nous ayant permis de découvrir des tonnes de nouveaux talents et s'étant terminée par une superbe victoire de Misfits Premier. Mais en l'absence des finalistes Misfits et SK Gaming cet été, la porte est ouverte à un nouveau champion des 13 régions.

Parmi les huit prétendants, découvrons d'abord la vague écarlate de la région DACH, les champions de France deux années de suite, les diables polonais imbattables et la lueur d'espoir des Balkans. C'est parti !

Allemagne/Suisse/Autriche - Premier Tour : mousesports (Allemagne)

Mousesports

Il est généralement très facile pour les fans du Premier Tour de reconnaître une équipe du circuit DACH : elles ont tendance à viser une victoire à l'usure, avec un rythme relativement lent, peu d'éliminations, et en mettant l'accent sur la stratégie à grande échelle. Mais pour les champions de cet été, mousesports ? C'est tout l'inverse. Audacieux et dynamiques, les nouveaux maîtres de la région veulent rattraper leurs erreurs des EU Masters d'été 2018 et s'emparer du titre.

Rapides et furieux, mousesports transforment l'effet boule de neige en véritable avalanche grâce à leurs décisions tactiques, en commençant par une domination absolue du début de partie. Zhiqiang « Shadow » Zhao, le jungler prodige italien joue un rôle clé dans cette domination, sa vaste palette de champions donne une grande liberté aux solo laners Ardian « nite » Spahiu et Niklot « Tolkin » Stüber, et ce dernier est particulièrement redoutable lorsqu'il a de l'avance (Il ne faut surtout pas lui laisser Aatrox). 

Mais le véritable point fort de cette équipe est son duo de la voie du bas, composé de Patrick « Conjo » Jacobs et Norman « Gistick » Kaiser. Ce duo terrifiant à affronter ne se contente pas d'être composé de deux joueurs très talentueux, il a également un nombre incroyable de tours dans son sac. Pour n'en nommer qu'un seul, leur combo Swain/Taric est presque invaincu, car leurs adversaires n'ont pas su trouver de réponse à cette menace. Leur domination sur la voie du bas permet à Shadow, leur jungler, de s'attarder davantage sur les autres voies, d'envahir la jungle adverse ou de sécuriser les objectifs clés en priorité.

Mais comme le dit l'adage, « un grain de sable suffit à enrayer la machine ». En effet, bien que le début de partie soit leur point fort, et qu'ils n'hésitent jamais à se lancer dans un dive ou à démontrer leur supériorité technique, leur domination a tendance à s'essouffler. En dépit de leurs plans de jeu généralement efficaces, ils peinent à s'assurer la victoire sans avoir obtenu et gardé l'avantage durant toute la partie. Il est tout de même impressionnant que mousesports soient parvenus à être couronnés champions sans coach. En effet, Alexander « Candyfloss » Cartwright vient tout juste de rejoindre l'équipe. Sauront-ils trouver le chemin de la réussite cet été ?

La partie qui a permis à mousesports de se qualifier. BIG n'a pas dû faire face à des souris ce jour-là, mais à des capybaras ! 

 

France -  La Ligue Française : Équipe-LDLC (France)

LDLC

La performance de la Team-LDLC lors des EU Masters de printemps avait des faux airs d'invasion de la Russie par Napoléon. Attention spoiler : ça s'est mal passé. Mais ce n'était tout de même pas Waterloo, et même si « La Grande Armée » vêtue de bleu et blanc a été vaincue, elle s'est battue jusqu'au bout. Leur détermination et leur discipline de fer leur ont permis une fois de plus de dominer la région et de s'imposer comme les empereurs et représentants de la France.

Et le plus intéressant dans tout cela, c'est que LDLC n'a rien changé... du tout. Pour les renards, « On ne change pas une équipe qui gagne ». L'équipe LDLC est presque identique à ce qu'elle était au printemps, avec le même style de jeu : lentement mais sûrement, ils s'assurent la victoire et conquièrent des nations entières. Avec plus d'expérience et les mêmes joueurs que durant le dernier segment du championnat, ils ont pu développer leur style de jeu et le rendre plus complet. Shin « HiRit » Tae-min, la terreur de la voie du haut de l'équipe LDLC, s'implique désormais beaucoup plus durant les escarmouches et les combats en équipe, ce qui nous laisse penser que les problèmes de communication constatés durant le dernier segment ont été résolus. 

L'agressivité de Charly « Djoko » Guillard et les belles actions créées par Pierre « Steeelback » Medjaldi avec des champions tels que Thresh ou Nautilus servent de fondation au plan de jeu de l'équipe et sont la clé de son succès dès le début de partie : ils envahissent ensemble la jungle adverse ou effectuent des ganks et des dives ensemble, et Jérémy « Eika » Valdenaire, Markos « Comp » Stamkopoulos et HiRit n'ont plus qu'à tirer avantage de cette agressivité et à se transformer en menace pour le milieu de partie. Eika, le mid laner, a réalisé une fois de plus une excellente performance durant le dernier segment de championnat, mais c'est Comp, le carry AD qui a été le plus dominant cet été, remportant même le titre de meilleur joueur. Prenez garde à sa Jinx, elle est encore invaincue en 2019 !

LDLC possède désormais une meilleure cohésion, et ses joueurs semblent prêts à prendre davantage de risques et à repousser les limites de leurs champions et de leur équipe. Ils se lancent parfois dans des escarmouches ou des combats semblant perdus d'avance et parviennent à l'emporter grâce à leur pure supériorité technique. Et lorsque tout va mal, ils parviennent à repousser l'ennemi suffisamment longtemps pour trouver une occasion de revenir dans la partie. Ils sont également l'une des rares équipes à n'avoir jamais utilisé Yuumi, et ils ne semblent pas non plus avoir peur de l'affronter, puisqu'ils l'ont laissé passer entre les mailles du filet bon nombre de fois. Peut-être s'agira-t-il d'une épée à double tranchant ?

La résilience de Team-LDLC et son style de jeu visant à gagner du temps lui ont permis de revenir dans une partie mal engagée et d'emporter la finale.

 

Pologne - Ultraliga: devils.one (Pologne)

devils.one

Le segment de printemps a été particulièrement décourageant pour devils.one. Deuxièmes après avoir été battus par Rogue à l'issue d'une série de parties très serrées, et après avoir failli se qualifier aux EU Masters mais avoir échoué au dernier moment, la persévérance des diables vêtus de noir a porté ses fruits cet été : s'emparant de la couronne de Rogue, ils ont pris la place qui leur revient de droit sur le trône de l'Ultraliga. Après avoir conquis la Pologne, ces diables incarnés sont désormais prêts à faire entendre leurs hurlements démoniaques aux EU Masters tout en semant le chaos. 

Leur philosophie pour le segment d'été ? S'ils ne peuvent pas être tués, alors protège-les ! Avec une formation de 10 joueurs semblables à celle d'une équipe Academy, la brigade diabolique a rassemblé ses sombres apôtres pour faire face aux meilleurs joueurs d'Europe. Avec un style de jeu similaire à celui qu'ils avaient au printemps, les membres de devils.one aiment frapper leurs adversaires vite et fort, créant un avantage en début de partie leur permettant de sceller la victoire en milieu ou fin de partie grâce à l'effet boule de neige. 

À la manière de CaptainFlower, Jakub « Cinkrof » Rokicki , leur jungler à la fois créatif et agressif, adore jouer Skarner. Et durant ce segment, les carrys sont sur toutes les voies : Tobiasz « Agresivoo » Ciba est une fois de plus terrifiant sur ses champions carrys et Mateusz « Matislaw » Zagórski est toujours efficace et régulier. Mais il y a également deux nouveaux visages parmi l'effectif de devils.one :  le top laner Jakub « Sinmivak » Rucki et le mid laner Mateusz « Czajek » Czajka. Grâce à eux, l'équipe multiplie ses chances de réaliser ses plans diaboliques. Encore une fois, l'élément moteur de l'équipe se trouve sur la voie du bas : il s'agit du célèbre duo composé de Damian « Lucker » Konefał  et Robert « Erdote » Nowak, qui a semé la terreur dans toute l'Ultraliga. Alors que la situation semblait sans espoir, Lucker a sauvé les diables bien des fois grâce à des exploits individuels qui ont fait de ce duo le meilleur de la région.

La cohésion et le courage de cette équipe sont admirables, comme on a pu le constater durant 15 très difficiles parties pendant les playoffs. Mais il arrive que les diables trébuchent. C'était le cas lors du dernier segment. Lorsque la partie ralentit, il arrive que les joueurs de devils.one perdent patience et essaient de forcer des combats qui ne sont pas nécessaires... Cinkrof et les solo laners en sont les principaux coupables. Leurs performances durant le milieu de partie sont également très irrégulières, avec une tendance à trop se concentrer sur les combats ou à tellement chercher à provoquer des combats qu'ils en oublient de couvrir ou défendre les objectifs. Mais ils meurent d'envie de participer, et leurs chances d'emporter le trophée sont bien réelles.

Vous pouvez les battre en début de partie, mais personne ne domine les diables. Lucker démontre pourquoi les joueurs de l'Ultraliga le craignent.

 

Balkans - Esports Balkan League : Crvena Zvezda Esports (Serbie)

Crvena zvezda

Vous avez déjà entendu l'expression « la troisième fois sera la bonne » ? C'est l'histoire de Crvena zvezda. Ils sont arrivés en finale de l'EBL (Esports Balkan League) trois fois, sont arrivés deuxièmes deux fois, mais ont refusé de laisser la victoire leur échapper une troisième fois. En l'absence de MAD Lions, Crvena zvezda est désormais à égalité avec la meute espagnole pour le plus de participations aux EU Masters. L'étoile rouge de l'espoir n'a jamais brillé aussi fort qu'aujourd'hui pour les Balkans. 

Leurs performances aux EU Masters par le passé n'ont pas été très impressionnantes, même lors de la dernière édition. Mais cette année pourrait bien être le début de la gloire. Dans le jeu, les membres de CZV font preuve d'une agressivité maîtrisée et calculée leur permettant de mettre la pression sur leurs adversaires en début de partie. Et à partir du milieu de partie, s'ils risquent de perdre, que ce soit un objectif ou une escarmouche/un combat, CZV n'a pas peur de passer en mode « full Balkan ». Avec l'addition du jungler Serbe chevronné Aleksa « DoubleAiM » Stanković, qui est arrivé jusque dans le top quatre aux EU Masters et qui fait office de capitaine indéfectible. Sa Kindred et sa Taliyah sont toujours redoutables, il est même presque nécessaire de bannir cette dernière. Leurs solo laners Markus « Quinncidence » Tobin et Török « Meight » Máté aiment jouer des champions agressifs et faire pression sur leurs adversaires autant que possible, ce qui donne loisir à DoubleAim de faire des ravages. Sur la voie du bas, le carry AD Miljan « Plox » Mandić et le support de la LCL Arthur « Skash » Ermolaev forment un robuste et redoutable duo dont le but principal est de servir d'assurance pour le milieu/fin de partie pour CZV. Les équipes qui ne se concentrent pas sur la neutralisation de Plox le regrettent plus tard.

Mais derrière cet espoir se cache une certaine obscurité. CZV a bien des visages. DoubleAim, par exemple, est exemplaire lorsqu'il joue des junglers carrys, mais ils n'arrivent pas toujours à avoir le même impact lorsqu'il joue des tanks. Le top laner Quinncidence est lui aussi irrégulier, et a un style de jeu très « festin ou famine », avec des performances variant beaucoup en fonction du courant de la partie. Dans les moments décisifs, Plox et Meight servent de stabilisateurs : leur performance est toujours régulière et l'équipe peut compter sur eux lorsque DoubleAim ne parvient pas à tirer son épingle du jeu.

Les fans des Balkans se souviennent toujours avec nostalgie de Kliktech, mais les Étoiles Rouges en veulent plus. Ils veulent forger leur propre réputation, oublier ce segment des EU Masters qu'ils ont loupé. CZV, ce club chargé d'histoire et au passé glorieux représente désormais le plus grand espoir des Balkans. Sauront-ils trouver le succès ?

Domination absolue de Crvena zvesda. À partir de ce moment, leurs adversaires n'ont connu que de la souffrance !

 

Lequel de ces quatre prétendants pourrait emporter les EU Masters selon vous ? Qui d'autre atteindra le sommet ? Restez à l'écoute, et vous pourrez bientôt découvrir quatre autres prétendants à la victoire aux EU Masters.