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European Masters

La route vers Berlin : ou comment les EU Masters ont propulsé Nemesis et Humanoid, deux stars montantes, au sommet de l’Europe

L’aventure de deux jeunes midlaners européens des ligues régionales jusqu’au LEC.

Sur le Vieux continent, malgré toute son histoire, les plaines verdoyantes de l’Europe embrassent le renouveau année après année. C’est la même chose pour les entraîneurs, les joueurs et les chercheurs de talents du LEC qui cherchent les nouveaux talents aux quatre coins de la région. Le circuit principal européen reçoit un influx constant de nouveaux talents qui sont impatients de pouvoir se faire un nom.

2019 ne déroge pas à la règle. La phrase favorite de la communauté vis-à-vis des « mid européens » est une fois de plus vraie : deux jeunes joueurs talentueux et intrépides, Marek « Humanoid » Brázda et Tim « Nemesis » Lipovšek ont fait trembler le LEC et se sont placés parmi les quatre meilleurs dans une région plus que compétitive à ce poste. Et tout ça durant leur premier split. Leur aventure a commencé là où de nombreuses équipes s’affrontent au moment même où nous écrivons ces lignes : les European Masters.

 

Nemesis, la machine slovène

Fnatic va défendre son titre avec l’aide de Nemesis

Fnatic va défendre son titre avec l’aide de Nemesis

C’était l’un des mouvements de la saison morte dont tout le monde a parlé : Nemesis débarquant chez Fnatic pour remplacer Caps, qui avait rejoint G2. Autant dire que la tâche de Nemesis était loin d’être simple et tous les yeux étaient rivés sur lui. D’autres rookies, comme Selfmade et Crownshot ont également rejoint une équipe du LEC, en l’occurrence SK Gaming. Les trois compères jouaient ensemble pour la puissante équipe espagnole des MAD Lions, avec qui ils ont presque tout gagné en 2018.

« Nous avons obtenu une place dans le top 4 des EU Masters du printemps et nous avons ensuite réussi à remporter la compétition durant l’été. C’était une expérience similaire à n’importe quel autre tournoi espagnol », dit Nemesis. L’aplomb dont il fait preuve est sa marque de fabrique depuis ses débuts : « J’ai entamé le tournoi avec la conviction que nous étions meilleurs que tous les autres et que nous allions gagner. C’est ce que nous avons fait. »

Y arriver, en revanche, n’a pas été une mince affaire. Malgré le prestige d’une des plus grandes compétitions européennes, les ligues régionales sont toujours dans une phase de maturation et de développement. « La recherche de talents en Europe n’existe presque pas, en fait. J’étais constamment dans le top 20 durant de nombreuses saisons, mais pendant longtemps, je n’ai reçu que très peu d’offres concrètes. Il a fallu que j’attende l’offre de l’analyste des MAD Lions, Kanani, qui m’a demandé de les rejoindre. L’année suivante, nous avons bien joué et nous avons gagné la plupart des tournois auxquels nous avons participé. J’ai ensuite reçu des offres pour rejoindre le LEC », nous explique-t-il.

« J’aurais rejoint le LEC quoi qu’il advienne. Dès qu’un joueur montre un certain niveau de talent, il finit toujours par avoir sa chance. »

Nemesis

Malgré un début de LEC chaotique à cause des problèmes que rencontrait Fnatic, Nemesis a réussi à remonter la pente, petit à petit, pour finalement réussir à dominer le KDA de la ligue avec 5.4 sur son rôle. « Je ne pense pas que le niveau soit si différent. Les nouvelles équipes qui sont entrées dans la ligue ont connu de nombreux changements dans leur formation. Je pensais que ça allait être plus délicat, mais ça n’a pas été aussi choquant que prévu », admet le prodige slovène.

Malgré un début difficile, le but de Nemesis reste le même : gagner le LEC

Malgré un début difficile, le but de Nemesis reste le même : gagner le LEC

L’attitude calme et pleine de confiance de Nemesis sur la Faille comme en dehors s’est révélée source de stabilité pour Fnatic, alors que l’équipe cherche à obtenir un nouveau titre. Cela n’aurait pas été possible sans la formation reçue durant les European Masters.

« Les EU Masters m’ont aidé, oui. La compétition est plus regardée que les ligues régionales et cela m’a permis d’obtenir l’exposition dont j’avais besoin », dit Nemesis, toujours aussi confiant dans le fait qu’il aurait, tôt ou tard, rejoint le LEC. « J’aurais rejoint le LEC quoi qu’il advienne. Dès qu’un joueur montre un certain niveau de talent, il finit toujours par avoir sa chance. »

Ces derniers temps, de nombreuses ligues régionales ont montré une croissance rapide suite à des investissements dans les infrastructures et la gestion des équipes. Cela permet aux ligues régionales d’offrir un environnement bien plus adéquat pour développer le talent des joueurs, tout en restant assez attractives pour les autres.

« Voyez les flammes de la justice ! » alors que Nemesis détruit Team Vitality avec une quintuple élimination.

 

Humanoid, le destructeur tchèque

Splyce cherche à construire pour le futur avec l’arrivée de jeunes talents, dont Humanoid

Splyce cherche à construire pour le futur avec l’arrivée de jeunes talents, dont Humanoid

Contrairement à celui de Nemesis, le transfert d’Humanoid a été plus tranquille. Moins flashy que G2 ou Fnatic, les bonnes performances de Splyce forcent le respect de leurs pairs. L’équipe a bien négocié la saison régulière et a bien joué les play-offs. Les spectateurs les plus attentifs se souviennent sûrement des performances de Nisqy en 2018, alors qu’il était, de nombreuses manières, l’équivalent d’un ange vengeur. Humanoid, lui aussi, a dû remplacer un joueur très talentueux chez les jaune et noir.

Toujours à l’opposé du parcours de Nemesis, l’aventure d’Humanoid a été bien moins explosive, malgré son énorme talent. « J’ai joué pour une équipe tchèque durant les EU Masters. Je ne pense pas qu’on a été très loin », dit Humanoid, mais l’expérience reste positive : « Je n’avais pas d’attente particulière en débutant le tournoi, donc même si nous n’avons pas été loin, je pense que j’ai réussi à faire quelques bonnes parties, et j’en suis satisfait. »

Ses performances ne sont pas passées inaperçues. Sur la scène européenne, Humanoid fait depuis longtemps partie des talents à observer. Entraîneurs et organisations ont surveillé son parcours avec eSuda (l’équipe tchèque pour laquelle il jouait) et avec Illuminar Gaming en Pologne.

« Après avoir participé sans trop de succès aux EU Masters avec l’équipe tchèque, j’ai reçu une offre de Millenium dans la ligue française, je l’ai acceptée. Après ça, Hatchy, mon entraîneur, et Kirei, le jungler, sont partis jouer en Turquie et m’ont demandé de les suivre. J’ai accepté, car je savais que nous allions avoir de belles opportunités là-bas. Nous avons mené l’équipe de la dernière place jusqu’aux demi-finales », se souvient Humanoid.

Il nous parle de son parcours avec tendresse. Il a ensuite continué son développement tout en montrant de belles performances là où il posait ses valises. « Hatchy m’a demandé si je voulais jouer quelques LANs dans la ligue polonaise. J’ai accepté. J’ai beaucoup aimé jouer en Pologne, même s’il fallait beaucoup voyager. Les LANs ont toujours été agréables. Après ça, j’ai reçu une offre pour rejoindre le LEC. Je pense que j’ai eu cette opportunité grâce à mes performances en Turquie. »

« J’ai beaucoup aimé jouer en Pologne, même s’il fallait beaucoup voyager. Les LANs ont toujours été agréables. Après ça, j’ai reçu une offre pour rejoindre le LEC. »

Humanoid

La qualité du roster de Splyce version 2019 a été l’objet de nombreux débats. Personne ne savait vraiment où le placer, puisque les autres équipes du LEC semblaient si fortes. La majorité n’était pas convaincue par l’acquisition d’Humanoid, mais pas les fans des EU Masters et des ligues régionales, qui savaient à quoi s’en tenir. « Je pense que les EU Masters ont été la première opportunité pour moi de montrer ce dont j’étais capable, moins de gens regardent la ligue tchèque. Sans les EU Masters, j’y jouerais peut-être encore. »

Les actions de classe d’Humanoid ont forcé le respect des fans du LEC

Les actions de classe d’Humanoid ont forcé le respect des fans du LEC

Humanoid n’a pas attendu pour montrer l’étendue de son talent en obtenant une impressionnante quatrième place durant la saison régulière et une participation aux play-offs dès son premier split. Ses coéquipiers vantent ses capacités à ne pas ressentir la pression de la scène tout en mettant au défi ses adversaires.

« En arrivant dans le LEC, je ne m’attendais pas à une si grosse différence entre les meilleures équipes et celles en bas du classement. Je pensais que le LEC allait être composé des dix meilleures équipes d’Europe, mais ce n’est pas tout à fait le cas. La plus grande différence est que tout est plus sérieux et plus professionnel dans le LEC. »

Les European Masters sont devenus un rite de passage pour les jeunes talents. En seulement trois éditions, le tournoi est devenu l’objectif principal pour de nombreuses équipes régionales. Humanoid et Nemesis n’ont pas déçu les espoirs placés sur eux, et bien plus encore. Qui seront les nouveaux talents à rejoindre le LEC dans les années à venir ?

Humanoid nous montre qu’il est une terreur avec son Empereur de Shurima légendaire

 

Qui sera la prochaine star montante à sortir des EU Masters ? Dites-le-nous dans les commentaires !