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Les questions que l'on se pose avant les quarts de finales

La phase de poule la plus folle de l’histoire du Mondial s’achève à peine que les quarts de finale sont déjà à notre porte. Profitons donc de ces quelques heures de répit avant le début des phases finales pour tirer un premier bilan de la méta et des performances des différentes régions en 7 questions : EU > NA ? La Corée est-elle encore la plus forte ? Quel bilan pour Akali ? Aatrox ou Urgot ? Et bien plus encore !

EU > NA ?

Comme à chaque événement international, la rivalité entre les deux ligues LCS est l’un des éléments qui accaparent le plus l’attention des fans occidentaux. Alors que depuis plusieurs saisons la tendance tend vers un certain équilibre, avec une légère supériorité pour le Vieux continent dans les matchs de tie-break (Fnatic vs Liquid au MSI, Misfits vs TSM et Fnatic vs Immortals au Mondial 2017) et dans les résultats bruts, cette phase de groupe n’a pas fait exception à la règle. En effet, Cloud9 s’est imposé à deux reprises contre Team Vitality dans le groupe B, tandis que 100 Thieves a été largement dominé par Fnatic par deux fois. Cependant avec G2 Esports et Fnatic, l’Europe aura deux représentants en quart de finale, tandis que côté Nord-Américain, Cloud9 sauve une nouvelle fois les apparences avec une troisième qualification solitaire consécutive. De plus, si l’on s’écarte un peu de la rivalité et que l’on se penche sur les résultats globaux, les équipes des LCS EU affichent un pourcentage de victoire de 65%, le deuxième meilleur de la compétition, tandis que celui des LCS NA n’atteint pas 50% (47%). L’Europe semble donc bel et bien être supérieure à l’Amérique du Nord, du moins dans cette compétition.

fnaticworlds2018

A QUEL POINT LA META EST-ELLE OUVERTE ?

Une autre question qui revient souvent avant et pendant un mondial concerne la diversité de sa méta. Tandis que l’année dernière le jeu était exclusivement centré sur l’Encensoir Ardent et les carrys AD, 82 champions avaient tout de même étaient sélectionnés ou bannis, contre seulement 56 en 2016. Cette année, après seulement la phase de poule (et le Play-in), 87 champions ont déjà été aperçus durant les phases de draft, un record. De plus, cette diversité de champions a également permis aux équipes de développer plusieurs styles de jeu bien distincts, allant du splitpush (G2 Esports) à l'agressivité en début de partie (Team Vitality), en passant par les teamfights (Royal Never Give Up, Flash Wolves) ou encore un jeu plus stratégique (KT Rolster, Afreeca Freecs). Et d’un point de vue de spectateur, on ne peut que s’en réjouir !

AKALI EST-ELLE TROP FORTE ?

Parmi les récents rework, celui d’Akali est celui qui a le plus fait parler de lui. En effet, que ce soit en file classée ou en compétition, l’assassin rebelle semblait capable de faire énormément de choses sans qu’il existe de réelle manière de la contrer. Si Schalke 04 avait réussi en finale des LCS EU avec une combinaison Lissandra/Skarner, il était difficile d’imaginer que ce type de réponse soit viable sur le long terme avec le temps d'entraînement qu’auraient eu les joueurs sur l’assassin.

Attendu donc comme l’un des champions phares de ce mondial, l’assassin rebelle peine à trouver sa place : avec “seulement” 70,6% de présence, elle n’est que le dixième personnage le plus contesté. Bannie à 27 reprises, on a pu l'apercevoir dans 9 parties pour six victoires. Toujours très forte en partie classée, Akali n’est définitivement pas aussi puissante durant ce Mondial.

LA COREE EST-ELLE ENCORE LA MEILLEURE REGION ?

Après les premières sorties décevantes d’Afreeca Freecs et le naufrage historique des champions en titre Gen.G, la suprématie coréenne sur la scène League of Legends est plus que jamais mise en doute. En effet, pour la première fois de l’histoire de la compétition, les représentants de la LCK ne possèdent pas le meilleur pourcentage de victoire avec seulement 55% (troisième région derrière la Chine et l’Europe). Si cette remise en question est légitime, il faudra encore attendre un peu avant de confirmer si le pays du matin calme n’est plus au sommet de la hiérarchie mondiale. D’une part parce qu’il est très difficile de ne pas voir en Gen.G une sous-performance exceptionnelle (première fois qu’une équipe coréenne ne passe pas les poules depuis 2013), dissociable du reste des équipes coréennes, d’autre part parce que chaque année le fossé entre la Corée et le reste du monde semble se rétrécir dans les rencontres en Bo1, avant que cette dernière n’assoit sa domination en Bo5. Mais il est tout de même vrai que la fin de l’hégémonie coréenne n’a jamais semblé aussi proche.

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AATROX OU URGOT ?

Si Akali ne joue pas les premiers rôles durant les phases de draft, deux autres champions ayant été rework relativement récemment ont été propulsés sur le devant de la scène : Aatrox et Urgot. Le premier a été présent dans 100% des parties, avec 17 sélections et 59% de victoire pour 34 bannissements, tandis que le deuxième n’a été vu “que” dans 96% des rencontres, avec 20 sélections et 50% de victoire, pour 29 bannissements.

Utilisables tous deux sur la voie du haut comme sur la voie du milieu, ils sont clairement au centre de l’attention. L’Épée des Darkin est l’un des meilleurs duellistes du jeu et reste plus polyvalent que son rival, très fort en lane contre les corps-à-corps et en teamfight, mais qui a tendance à s'essouffler en fin de partie. En plus d’être moins souvent victorieux que son vis-à-vis, le Broyeur est également le moins performant des deux en face à face puisqu’il n’a remporté que trois des sept rencontres où ils étaient opposés. Aatrox semble donc bien parti pour être le roi de ce mondial.

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LE PLAY-IN DONNE T-IL UN AVANTAGE ?

Depuis l’année dernière, le format du mondial a évolué, proposant désormais une phase préliminaire : le Play-in. Si son but premier est de permettre aux régions mineures de décrocher une place pour l’événement principal, quatre des cinq régions majeures y participent en y envoyant leur troisième équipe, et une tendance commence à apparaître : en dehors des équipes de la LMS, les formations des LCS EU, NA et de la LPL qui prennent part au Play-in se sont à chaque fois qualifiées pour les quarts de finale de la compétition.

Rentrer plus tôt dans le tournoi et avoir plus de parties sur scène semble avoir permis à des équipes comme C9 ou G2 cette année, de mieux se préparer afin d’élever leur niveau de jeu pour atteindre une qualification.

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L'EUROPE PEUT-ELLE RAPPORTER LA COUPE A LA MAISON ?

En arrachant de manière convaincante la première place du groupe D aux chinois d’Invictus Gaming, Fnatic s’est offert le droit de rêver. Non seulement elle a évité les deux favoris que sont RNG et KT Rolster, ainsi que les Coréens d’Afreeca Freecs, en quart de finale, mais elle a également hérité d’un tirage relativement favorable. En effet, dans sa partie de l’arbre on retrouve EDward Gaming, l’équipe de LPL la plus faible et qui a montré un certain nombre de failles depuis le début de la compétition. Puis, en cas de victoire elle affrontera soit Afreeca Freecs, qui n’a pas connu une phase de poule de tout repos, ou Cloud9, deux équipes a priori abordables.

Dès lors, les attentes ont été revues à la hausse, et les espoirs de retrouver une équipe européenne en finale du Mondial pour la première fois depuis 2011 vont en grandissant. En évoluant au même niveau que contre Invictus Gaming durant la dernière journée, on ne peut nier que la formation européenne aura clairement ses chances dans la course au titre. Malheureusement on ne peut en dire autant pour G2 Esports, qui se retrouve à affronter l’ogre RNG, et dont les chances de ressortir vainqueur de cet affrontement sont très faibles.

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