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LCS

Caps, premiers pas en LCS Europe

Le début de la saison a mis en lumière de nombreux nouveaux talents sur la scène. Parmi eux, un talent d’une équipe vétérane des LCS Europe. Fnatic est connu pour dénicher des joueurs des fins fonds de la file solo ou tout simplement dans d’autres régions compétitives. Leur nouveau midlaner, Rasmus « Caps » Winther, et la dernière recrue de l’écurie Européenne. Un rookie très prometteur qui a déjà montré qu’il avait plus d’un tour dans son sac.

Caps fait ses débuts sur la scène en 2015, au sein de diverses équipes européennes de seconde division comme Mousesports, Nerv ou encore E-Corp. Avec Nerv, il rencontre plusieurs formations de niveau Challenger Européen, dont Millenium contre lesquels il réalise son premier #BIGPLAY en compétition ! On vous refait l’action : alors que la partie est serrée et que les Nerv tentent de trouver une porte de sortie, Caps débarque à côté de la fosse du Dragon dans la rivière et engage un combat avec le Cri de Lumière. Il profite de la puissance de son passif pour terrasser peu à peu les membres de Millenium. Sur cette action, il débloque la victoire pour son équipe et en profite aussi pour se faire remarquer. Prochaine étape, la conquête de la Turquie ! Il y migre pour tenter sa chance ailleurs et se mesurer à différents joueurs. En intégrant l’équipe Dark Passage, aux côtés de l’actuel jungler des Unicorns of Love, Andrei « Xerxe » Dragomir il se dévoile sur des champions comme Kog’Maw, Vladimir, ou encore son fameux Ryze !

Rapidement, il se fait un nom sur la scène pour ses utilisations agressives du Saut Éclair, allant parfois jusqu’à abuser de champions qui ont peu de mobilité et prendre des risques énormes pour tuer ses adversaires. Au sein de la région turque, il évolue sur une variété de champions assez restreinte. En jeu, Caps mise principalement sur ses capacités pour tenir sa voie et maîtriser son adversaire plutôt que de se concentrer sur les besoins de son équipe dans les phases de jeu avancées. 

Caps lors de la cinquième semaine de LCS

Caps, épaulé par Nicholas « NicoThePico » Korsgård, le coach de Fnatic

Quelques temps après, le joueur est approché par Fnatic pour rejoindre la formation en tant que midlaner titulaire. Un honneur pour le joueur seulement âgé de 17 ans et déjà comparé aux plus grands. Avant la reprise de la saison LCS, il expliquait en interview qu’il était touché d’être appelé ironiquement « Baby Faker » mais qu’il comptait bien se servir de ce surnom pour s’illustrer et grandir en tant que joueur durant l’année. Marchant sur les traces de Fabian « Febiven” Diepstraten, le joueur sait que beaucoup attendent de lui, et début janvier, il doit être à la hauteur ! À l’aube de la reprise, il raconte qu’il a « le potentiel pour atteindre la gloire, cela va dépendre aussi de notre manière d’exister en tant qu’équipe ».

Les premiers pas dans la cour des grands

Durant ses premiers matchs, le jeune joueur a foulé la faille à tâtons, ne sachant pas très bien comment trouver ses marques. Il confie que « les premières semaines en LCS étaient très stressantes, j’avais la pression et  je n’ai pas fait grand-chose. J’avais des regrets après les parties, car je savais que je pouvais donner plus ». Confronté rapidement aux meilleurs midlaners de la région, Caps a su rapidement surmonter son stress et montrer aux LCS ce qu’il avait dans le ventre. Concernant son rôle de midlaner, le joueur explique clairement que « l’objectif principal est de créer du jeu autour de la carte, bouger assez pour se rendre utile, et mettre la pression sur la voie » et c’est évidemment dans cette optique qu’il a réorienté son jeu pour servir son équipe. Quand on lui demande comment il fait pour gérer la pression, il répond que « d’une partie à l’autre, j’ai tenté un jeu beaucoup plus agressif qui me correspond plus. J’ai eu envie de tenter des choses, risquées parfois, mais me lâcher m’a permis de faire partir la pression ». C’est ce jeu relativement agressif qui lui a valu de très belles actions depuis le début du segment. Que ce soit contre Roccat, Giants ou encore G2, Caps a brillé et montré sa maîtrise de différents champions. On notera évidemment Ryze, qu'il a utilisé six fois depuis le début de la saison et sur lequel il s’est montré redoutable. À un tel point qu’il nous a offert l’une des plus belles actions de la saison, le fameux backdoor contre G2 suite à un ultime de Ryze dès la première semaine !

Une fois la pression envolée, on réalise bien que le joueur déborde de potentiel et d'envie de réussir. « Maintenant, je suis assez confiant, et j’ai confiance en mon pool de champions pour évoluer en compétition ». Quand on lui parle de ses adversaires en LCS, il est relativement confiant, même si il craint toujours G2 qui se sont montrés redoutables au sein de leur groupe et la compétition de manière générale. Il évoque le jeu des Unicorns of Love qui est souvent perçu comme chaotique et raconte que « leur style est très basé sur l’aggro, forcer le niveau 6 pour tenter des combats, mais ils sont souvent perdus par la suite ». Malgré son arrivée récente, Caps a eu l’occasion d’étudier avec minutie le jeu de ses adversaires pour en déceler les faiblesses et c’est ce qui en fait sa force aujourd’hui. Il explique que pour se préparer aux matchs, il « étudie attentivement le jeu des midlaners, les champions qu’ils utilisent, leur manière de se déplacer, et je m’adapte en fonction ». Caps confie ne pas être affecté par le système à dix bannissements pour cette raison. Il se prépare à ses affrontements de manière « personnalisée » et tente de contrer ses adversaires en les prenant sur le terrain qu’ils connaissent le mieux. 

Même si toutes ses tentatives ne se sont pas soldées par une réussite, Caps a montré tout de même de belles choses sur une grande variété de champions. Il manie les mages à grande concentration de dégâts ou plutôt utilitaires, les assassins et a prouvé qu’il pouvait même sortir de la méta pour jouer Camille, qui habituellement sur la voie du haut. 

Caps lors de la quatrième semaine de LCS

La crinière au vent, le midlaner et son jungler Mads « Broxah » Brock-Pedersen se réjouissent après la victoire

Camille : la botte secrète

Il est indéniable que s’il veut s’afficher au sommet et rivaliser avec les meilleurs joueurs, il doit se démarquer et innover. Caps s’est récemment annoncé au public avec un champion assez particulier. 

Lors du match contre Roccat durant la troisième semaine, il sélectionne Camille contre le Ryze de Betsy. Deux champions qu’il manie à la perfection, et pour ouvrir le bal, il montre à tous la puissance du champion en profitant de la mobilité de l’Ombre d’acier pour assister ses alliés sur l’exécution de Hjärnan. De manière générale, Caps a déroulé un jeu impressionnant durant toute la partie. Pour justifier son choix, Caps explique que « Camille offre une phase de lane puissante tout en pouvant exécuter les champions à faible mobilité ou très fragile grâce à ses sorts. Elle est redoutable en combat et peut tenir en vie très longtemps, c’est un champion qui convient partout ».

Camille sur la voie du milieu

En somme, l’équipe Fnatic s’est réellement appropriée le champion et Caps confie que « Camille est excessivement forte en ce moment, pour nous, c’est facile de la choisir sur plusieurs rôles et de rester imprévisibles sur nos Drafts. Vous avez vu certains schémas mais je ne peux pas tout dévoiler pour le moment ». Façonnant la méta à leur avantage, Fnatic peut évoluer facilement avec un atout comme Caps sous la manche ! De manière générale, Caps a trouvé en Fnatic l’école parfaite pour développer ses talents. On sait que l’écurie à l’art et la manière de sortir des talents de l’oeuf et de les mettre en valeur. Un joueur prometteur comme Rasmus aura tout le temps d’éclore et de se hisser au sommet de la compétition européenne. Il explique que « jouer avec des vétérans comme sOAZ ou Rekkles apporte beaucoup. Ce sont des joueurs qui sont confiants et ne sont pas nerveux quand nous sommes en retard »

Même s’il n’a pas encore eu l’occasion de se mesurer aux grandes pointures de la scène internationale, ce ne serait tarder, et Caps est très optimiste quant à l’avenir de Fnatic sur le reste de la saison. Même si l’équipe se chauffe petit à petit, il prévoit une arrivée de Fnatic dans le top 3 des équipes européennes. À quand le tant attendu duel avec Faker, ou plutôt, « Baby Caps » selon une récente interview du joueur Danois. 

En attendant, Caps a tout le temps de se rôder en compétition LCS, et continuera dans de progresser dans les semaines à venir dans le but d’arriver dans le carré final des play-offs. Pensez-vous que le joueur a ce qu’il faut pour s’illustrer parmi les grands noms de Fnatic ? L’équipe pourra-t-elle recouvrer sa gloire d’antan avec ce jeune talent ?