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Open Tour France

Vitality Academy, champion de France 2018

Au terme d’une finale très disputée, c’est Vitality Academy qui est sacré champion de France 2018. Mieux préparée et supérieure en teamfight, l’équipe menée par Damien « Shemek » Soulagnet et Florent « Yuuki60 » Soler aura connu une saison très particulière. A l’inverse et malgré sa constance tout au long de l'année, GamersOrigin voit une fois encore le titre lui échapper.

L'inarrêtable Vitality

Le 14 octobre dernier, à la sortie de la Valenciennes Game Arena, personne n’aurait pu prévoir un tel dénouement pour Vitality Academy. L’équipe sort alors d’un Top 12 et se voit pratiquement condamnée à la quatrième place du classement. Min-kook « Dreams » Han, le support titulaire, s’apprête à rentrer de Corée (il était avec l’équipe mère au Championnat du monde), mais ni Raphaël « Targamas » Crabbé, ni Petar « Unlimited » Georgiev, habituel coach de l’équipe, n’ont su combler son absence. Un peu plus d’un mois plus tard, le collectif s’impose contre GamersOrigin, leader du classement depuis des mois et remporte ainsi l’Open Tour France 2018. 

 

Entre l’étape capitale et les playoffs du circuit français, l’équipe a réalisé une fin d’année presque parfaite. Sur ses cinq dernières rencontres disputées sur l’Open Tour (toutes jouées en Bo5) elle n’a concédé que quatre parties, preuve d’une véritable supériorité sur ses adversaires.

S’il aura fallu une partie pour que le collectif entre dans sa finale, une fois la machine lancée, GO n’a rien pu faire. Que ce soit par la domination des lanes, notamment sur la voie du bas, un meilleur duo mid/jungle, une capacité à teamfight supérieure ou encore une excellente adaptation, Vitality a fait l’étalage de toute la panoplie d’une équipe complète et préparée. Sous le feu des projecteurs, seuls les plus forts subsistent, et Vitality Academy a tout simplement démontré qu’elle était la meilleure.

Des individualités supérieures

Pendant longtemps dans les compétitions de League of Legends et particulièrement à haut niveau, c’est le jeu d’équipe et l’aspect tactique qui permettaient aux formations de faire la différence. Or, durant cette fin de saison et notamment pendant le Mondial, c’est la capacité des équipes à jouer autour de leurs individualités qui est devenue la clé. Coïncidence ou non, c’est avec ce changement de méta que Vitality s’est imposé en cette fin d’année, et notamment à travers ses deux carrys.

Vitality soulève la coupe

Relativement discret tout au long de la saison, Yuuki60 s’est fait sa place dans la hiérarchie des ADCs français, notamment grâce une très bonne phase de lane. En finale, sa capacité à dominer son vis-à-vis (on notera son pick Heimerdinger qu’il a utilisé à plusieurs reprises durant les playoffs) a été la base du jeu de son équipe, permettant à son jungler d’avoir un point de pression exploitable. Mais là où l’ancien pensionnaire des LCS pêchait parfois en teamfight, ses performances ont été remarquables, en particulier lors de la troisième partie où sa faculté à survivre avec sa Xayah a complètement bloqué le plan de jeu de GamersOrigin et le Mordekaiser de Toaster.

Champion de France pour la quatrième fois samedi, Pretty a une nouvelle fois prouvé qu’il était l’un des meilleurs joueurs que l’Hexagone ait connu. Il a démontré une fois de plus que sa Lissandra était redoutable et qu’elle méritait d’être bannie. Heureusement pour lui, GO en a décidé autrement et il a pu mettre la main dessus à trois reprises. Sa gestion des combats d'équipe sur le champion est tout simplement excellente, tout comme sa faculté à créer une zone de contrôle pour que son ADC puisse s’exprimer pleinement.

GamersOrigin, si proche, si loin

Pour la deuxième année consécutive, et ce malgré une domination globale sur chaque saison, GamersOrigin ne décroche pas le titre de champion de France. Battu deux fois par Vitality Academy en un mois, GO n’était peut-être tout simplement pas de taille pour lutter contre la machine jaune et noire.

Tonerre exulte

Tout partait bien pour Tonerre et GamersOrigin

Mais alors que retenir de ce nouveau revers ? Les points positifs avec les trois victoires d’étape et la première place du classement aux points de l’Open Tour ainsi que la demi-finale des European Masters de printemps ? Ou bien le négatif avec un changement de jungler dans la dernière ligne droite qui n’aura pas porté ses fruits et une nouvelle saison qui se termine avec un goût d’inachevé ?

Pour nous, spectateur, sûrement un peu des deux. GamersOrigin a été sur l’année l’équipe la plus agréable à regarder jouer. En tant que représentant de l’Open Tour, ses campagnes européennes auront été passionnantes à suivre. Au bout du compte c’est peut-être de ça qu’il faudra se souvenir de 2018. L’année prochaine, GO aura l’occasion d’écrire une nouvelle histoire avec la création de la LFL, et nul doute que la structure jouera une fois encore les premiers rôles.