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LCS

Français en LCS : notre bilan post-saison régulière

Les LCS Europe approchent tout doucement de leur dénouement final, avec à la clé trois places qualificatives pour les championnats du monde. L’heure du bilan arrive donc pour nos représentants francophones, après une saison 2018 de LCS riche en émotions.

PAUL "SOAZ" BOYER, L'IMMORTEL

En mars dernier, quelques jours avant les phases finales du printemps, le vétéran français annonce s’être blessé à la main et qu’il sera indisponible durant plusieurs semaines. C’est donc derrière son écran qu’il verra son remplaçant, Bwipo, et Fnatic soulever le trophée et participer au Mid Season Invitational. Cette blessure aurait pu avoir des répercussions sur la suite de la carrière du vétéran français, néanmoins, elle est juste venue s’ajouter à la longue liste des péripéties sans conséquence à laquelle sOAZ a dû faire face.

De retour pour l’été, il a montré que malgré ses huits années passées sur le jeu, il restait le meilleur toplaner occidental de l’histoire. En cas de victoire en demi-finale, le « baguette king » deviendra le premier joueur à participer à six mondiaux (PraY, Clearlove et Sneaky peuvent encore le rejoindre), preuve de son infaillible motivation à rester au plus haut niveau. Et à ceux qui, comme tous les ans, l’enterrent, il ne fait aucun doute qu’il sera encore présent la saison prochaine.

LUCAS "CABOCHARD" SIMON-MESLET, ENFIN AU TOP

Après deux saisons compliquées durant lesquelles il a enchaîné les performances moyennes, Cabochard a réalisé une saison 2018 très solide. Dans l’ombre de son midlaner star, Jiizuke, durant le printemps, son segment d’été a été particulièrement réussi. Le toplaner de Team Vitality aligne les meilleures statistiques de la région durant la phase de lane, sans oublier l’impact qu’il a eu durant les divers teamfights avec ses picks favoris que sont Gragas et Jarvan IV, 100% de victoire avec les deux en quatre parties chacun. Avec l’arrivée de Kikis dans la jungle, la capacité de Cabochard à dominer son vis-à-vis a été renforcée, permettant à Vitality de terminer à la deuxième place de la saison régulière après un départ tumultueux. La structure française et son toplaner n’ont jamais été aussi proches d’une première participation aux mondiaux.

CHARLY "DJOKO" GUILLARD ET PIERRE "STEELBACK" MEDJALDI, UNE ANNEE (TRES) MITIGEE

Après une année difficile avec Cabochard chez Vitality en 2017, le jungler et le carry AD français se sont retrouvés à nouveau associés cette saison chez Giants Gaming. Au terme d’un segment de printemps prometteur, l’arrivée d’un nouveau coach et le changement de support devaient stabiliser le groupe afin de lui permettre de viser plus haut pour l’été. Malheureusement pour nos joueurs français, leur équipe n’a jamais réussi à se faire une place au milieu des meilleures formations. Seule éclaircie au sein d’un groupe peu inspiré, Djoko a réalisé un segment d’été plutôt bon, compte tenu de la situation de son équipe. Son agressivité et son imprévisibilité ont permis à Giants de prendre régulièrement l’avantage en début de partie, en vain.

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Charly "Djoko" Guillard

LES DEUX VISAGES DE STEVEN "HANS SAMA"LIV

2018 devait être l’année d’Hans Sama. Au lendemain d’une remarquable saison 2017, durant laquelle il a été adoubé par Rekkles, il aurait dû devenir le meilleur ADC européen. Cependant ses performances tout au long de l’année ont suivi celle de son équipe, Misfits, alternant donc avec l’excellent pendant les premières semaines du segment d’été, et le tout juste passable le reste du temps. Figure de proue de la résistance des Carry AD contre les mages au plus fort du changement de la méta durant l’été, le jeune français a donc connu jusqu’à présent une année particulière, où il est difficile de juger sa performance sans la dissocier de celle de sa formation, tant le parcours de Misfits en 2018 est énigmatique.

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Steven "Hans Sama" Liv

YASIN "NISQY" DINCER, LA CONFIRMATION

Le plus français des joueurs belges (désolé ImSoFresh) a réussi à se faire une place dans la hiérarchie européenne des midlaners, pourtant réputée comme très compétitive. Très régulier malgré une équipe aux résultats très irréguliers, l’ancien pensionnaire de la scène française a su briller quand sa formation en a eu le plus besoin, notamment sur Zoé pendant l’été. Sa performance contre Vitality durant la petite finale du printemps, surtout avec sa Cassiopeia, était digne des meilleurs joueurs européens à son poste. Reste maintenant à savoir s’il pourra rééditer ces prouesses durant les prochaines phases finales.

 

HADRIEN "DUKE" FORESTIER ET THOMAS "ZABOUTINE" SI-HASSEN, LES HOMMES DE L'OMBRE

La France a aussi été représentée dans les coulisses des LCS avec deux coachs présents au plus haut niveau. Le premier, entraîneur stratégique de Splyce, a été récompensé à travers son « head coach », Peter Dun, durant le printemps, ce dernier obtenant le titre de “Coach du split”. Si les résultats du coach d’OpTic Gaming n’ont pas été aussi bons que ceux de son ancien collègue chez O’Gaming, il a tout de même réussi à se faire une place outre-Atlantique dans un milieu très instable (6 des 10 coachs ont été remplacés dans l’année en LCS NA). Luttant jusqu’à la dernière rencontre avec Team SoloMid pour une place qualificative pour les phases finales, il est malheureusement devenu l'entraîneur de la première équipe nord-américaine à ne pas se qualifier avec 9 victoires en saison régulière.

 

Ainsi ce termine notre bilan de l’année francophone. sOAZ, Cabochard, Hans Sama ou Nisqy/Duke peuvent encore se qualifier pour le mondial, ce qui devrait nous assurer d’avoir au moins un représentant pour le plus grand tournoi de l’année.