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Laure
Quoi de neuf dans la Faille ?

L'Europe prend sa revanche

Chaque semaine, l’oeil - très - aiguisé de Laure ‘Bulii’ Valée, intervieweuse pour les LCS EU, s’arrête sur un moment qui a marqué l’actualité. ‘Quoi de neuf dans la Faille’ revient cette semaine sur le Rift Rivals qui a animé la semaine passée.

Revenant pour sa deuxième édition, cette année,  la compétition Rift Rivals a posé ses valises à Los Angeles, terre des LCS NA et du bacon (à en croire les nombreuses réactions des joueurs sur les réseaux sociaux). Au bilan, une seconde édition bien mieux accueillie que la première et même si la rivalité était le coeur de l'événement, l’humeur était au soutien et aux retrouvailles tout du long de la compétition. 

Cette année, c’est avec le goût amer de la sévère défaite du Rift Rivals 2017 et une profonde envie de donner une bonne leçon aux équipes NA que nos équipes se sont envolées vers Los Angeles. Pour beaucoup de joueurs, cette mission de représenter l’Europe marquait aussi leurs premiers pas sur le continent américain. Arrivés dans la ville des anges, les premières réactions des joueurs furent unanimes et surtout centrées autour... de la nourriture...pour plus de détails, je vous laisse écumer les réactions Twitter, elles sont plus nombreuses qu’il n’y paraît.

Rift Rivals 2018

Rentrons dans le vif du sujet, puisque c’est tout de même la compétition qui nous a réunis ici. Les équipes sont arrivées avec l’envie d’en découdre et Hjarnan déclarait d’ailleurs que les joueurs se donnaient à fond durant leurs heures de scrims. Rassurant, surtout quand on réalise que ce Rift Rivals marque une coupure assez nette dans le calendrier LCS, laissant aux joueurs peu de temps pour s’adapter rythme de Los Angeles dans de courts délais. On se souvient que l’an passé à Berlin, la plupart des joueurs américains étaient tombés malade suite au jet-lag et dans ce genre de situation, ce n’est pas un élément à négliger pour les joueurs. Wadid a d’ailleurs déclaré que durant la première journée, Hjarnan n’était pas en bon état et il espérait de tout coeur que ce dernier puisse se porter mieux pour la suite.

Que ce soit dans la santé ou dans les performances, au sein d’une équipe ou encore plus généralement dans leurs régions respectives, tous les joueurs sont restés soudés. Splyce, qui se trouvait à la traîne et dans une situation très difficile en compétition (deux victoires pour quatre défaites en LCS), a reçu le soutien de G2 Esports et Fnatic quand le public ne répondait plus présent. Malgré de très mauvaises performances en poule, l’équipe a su répondre et rebondir dans les moments importants. Car oui, si le public retiendra surtout les performances de G2, leur maîtrise du funneling et le Aatrox de Wunder, ou encore le style 3.0 d’une équipe Fnatic sans Rekkles au grand bonheur de sOAZ et son Heimerdinger, c’est lors de la finale que Splyce a finalement su montrer que l’équipe méritait sa place pour défendre l’Europe.

Même si après la victoire il est facile de dire que nous savions que “ EU > NA” , il faut admettre que nos équipes ont offert du haut niveau et ont évolué dans un patch qui semble totalement maîtrisé. Laissant l’ego de côté au profit du collectif, les équipes européennes ont montré qu’elles savaient s’adapter. Jankos a embrassé son nouvel amour pour Braum et Rekkles a mis à profit son temps libre pour renouer avec d’anciens coéquipiers puisque ce n’est qu’en ARURF le premier jour que nous aurons pu le voir jouer…

EU win

Alors que les joueurs n’ont que quelques jours avant de reprendre pour la quatrième semaine de LCS EU, une chose est sûre, la supériorité de notre région est ancrée pour le restant de l’année mais la course à la première place en Europe vient de prendre une toute autre intensité.