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fans during LCS EU spring split 2017 week 10
LCS

LCS EU : dernière marche avant Hambourg

Elles ne sont plus que quatre. G2 Esports, Unicorns of Love, Fnatic et Misfits, s'affrontent ce weekend en demi-finales des League Championship Series. Un seul objectif en vue : se qualifier pour la grande finale à Hambourg, bien sûr ! L'affaire est sérieuse et ne peut se régler qu'au meilleur des cinq manches. Que vous soyez fan ou que vous aimiez simplement le beau jeu, il est impensable de manquer la rencontre entre les quatre meilleures formations actuelles du continent. Place au jeu !

SAMEDI

G2 Esports contre Fnatic à 17h

G2 Esports contre Fnatic. Champions en titre contre structure inattendue à ce stade de la compétition. Favoris contre outsiders. Il y a un an, ces deux équipes s'affrontaient pour la première fois en demi-finale des LCS EU. A l'époque, cette affiche aurait était déjà décrite ainsi, mais depuis les rapports de force se sont inversés. G2 Esports est la formation à abattre samedi. Double championne en titre, la structure de Carlos « Ocelote » Rodríguez Santiago s'est imposée comme la nouvelle place forte européenne sur League of Legends.

Sous la houlette de Joey « YoungBuck » Steltenpool, G2 Esports n'a cessé de grandir, jusqu'à régner sans partage ou presque sur l'Europe. À chaque changement de méta, G2 Esports fait partie de ceux qui s'adaptent le plus rapidement, qui prennent en main les meilleures options disponibles sans tergiverser. En conséquence, leur phase de sélection de champions donne souvent l'impression de suivre à la lettre un manuel de compositions efficaces. L'inconvénient, bien sûr, est que G2 Esports est souvent prévisible, mais c'est un prix qu'ils acceptent volontiers de payer pour forcer la main de leurs adversaires. Quand ceux-ci jouent la méta du moment à la lettre, ils font le jeu du champion d'Europe, qui déploie à l'aise son plan de match.

G2 during LCS EU spring split 2017 week 6

Pas question pour G2 de s'arrêter dès les demi-finales.

Pour ne rien gâcher, quatre des joueurs de l'équipe sont systématiquement mentionnés parmi les meilleurs de la région à leur poste. Après une période de flottement l'été dernier, Luka « PerkZ » Perković sur la voie du milieu est redevenu une force avec laquelle il faut compter. Que ce soit statistiquement ou simplement via sa présence sur la carte au cours des matchs, le croate fait de nouveau peur. Avec l'agressivité qui le caractérise, il domine sa voie tant au niveau des dégâts que du nombre de minions tués. Même si cette tendance à aller de l'avant lui joue parfois des tours, il peut compter sur la présence de Kim « Trick » Gang-yun pour le tirer d'affaire. De son côté, le coréen profite de l'avancée de PerkZ sur sa voie pour aller titiller son adversaire dans sa jungle. Un accord gagnant-gagnant en quelque sorte.

Mithy during LCS EU spring split 2017 week 10

Mithy va-t-il à nouveau guider les siens vers la victoire ?

Sur la voie du bas, l'autre duo des champions en titre constitue la colonne vertébrale de l'équipe. Jesper « Zven » Svenningsen et Alfonso « Mithy » Aguirre Rodríguez se connaissent par cœur et dominent sans coup férir leurs opposants directs. Non seulement ils terminent (très) rarement la première phase de jeu avec un vrai retard, mais ils orchestrent avec précision les combats en équipe. Mithy créé des occasions à foison, tandis que Zven inflige un maximum de dégâts à ses ennemis. Une combinaison à l'origine de bien des succès.

Pour empêcher G2 Esports de parvenir de nouveau en finale, Fnatic apparaît aux yeux de beaucoup comme bien mal équipée. La structure la plus titrée d'Europe n'a été pendant pratiquement un an que l'ombre d'elle-même. Jusqu'à très récemment, elle semblait perdue, incapable de retrouver la brillance qui a fait sa gloire. Alors, Fnatic ne serait-elle qu'un agneau sacrificiel, qu'un simple caillou sur la route des nouveaux rois de la région ? Le penser serait ne pas tenir compte du renouveau de la structure anglaise au cours des dernières semaines. Peut-être piquée au vif par le jugement de ceux qui les avaient déjà enterrés, sans doute motivés par la pression qu'a exercé sur eux la fantastique remontée de Roccat, l'armada orange s'est réinventée.

Fnatic a résolument pris le parti d'arrêter de suivre la méta, de tenter de faire comme tout le monde pour découvrir ses forces et se concentrer dessus. Fini les sélections de champions sans saveur et les stratégies aussi convenues que pauvrement exécutées. Place à une alternance entre les petits favoris de chaque joueur et surprises sorties du chapeau avec brio. Le succès de cette nouvelle orientation est éclatant, comme l'a prouvé la défaite claire et sans appel infligée à H2K en quart de finale. Martin « Rekkles » Larsson a écrasé trois fois de suite le carry AD adverse. Avec trois champions différents. Et tous plus ou moins surprenants, excusez du peu !

sOAZ during LCS EU spring split 2017 quarterfinals

sOAZ, bête de play-offs depuis la nuit des temps.

Mieux encore, vital même, son équipe s'est élevée à son niveau. Comme chaque année lors de l'après-saison, Paul « sOAZ » Boyer a rappelé au monde pourquoi il est considéré comme une légende du jeu. Sur son Gragas, il a humilié le Nautilus d'Andrei « Odoamne » Pascu et terminé la première partie à 1/0/10, avant de livrer une prestation tout à fait honorable au cours des deux autres matchs. Rasmus « Caps » Winther, quant à lui, a montré à la fois l'étendue de son talent et la diversité de son réservoir de champion. Il s'est payé le luxe d'être le premier joueur européen à sortir Aurelion Sol en compétition. Une audace couronnée de succès.

Si Fnatic parvient à conserver son élan samedi et affiche le même niveau de jeu contre G2 Esports que face à Misfits et H2K, la première demi-finale pourrait bien réserver une surprise de taille.

DIMANCHE

Unicorns of Love contre Misfits à 17h

Le lendemain, dans l'autre demi-finales, Unicorns of Love va s'efforcer de tenir son rang, tâche plus ardue qu'il n'y paraît. Aussi imprévisible que brillante, la licorne rose a souvent du mal à faire montre de son génie quand elle n'est pas dans la peau du challenger. Quand on ne l'attend pas, qu'on la considère comme une équipe de rang inférieur, elle se fait un malin plaisir de déjouer tous les pronostics. L'équipe au manager le plus épique des LCS EU l'a encore prouvé à tous ses détracteurs lors de la saison régulière, avec une domination quasi ininterrompue de son groupe. En revanche, lorsqu'elle est la favorite, cette équipe si particulière a tendance à chuter inopinément.

UoL during LCS EU spring split 2017 week 10

Pour UoL, c'est maintenant que les choses sérieuses commencent vraiment.

Souvent placée, jamais gagnante, la structure de Fabian « Sheepy » Mallant doit rester sur ses gardes pour s'éviter une nouvelle déconvenue. Elle peut évidemment compter sur la constance de ses piliers, Kiss « Vizicsacsi » Tamás sur la voie du haut et Zdravets « Hylissang » Iliev Galabov en support, mais le sort de la série risque bien de dépendre des deux autres voies.

fan during LCS EU spring split 2017 week 10

Un Shaco en demi-finale pour Xerxe ?

Le prodige de la jungle Andrei « Xerxe » Dragomir doit ainsi prouver qu'il est capable d'imposer suffisamment de pression pour remporter une série au meilleur des cinq manches, alors même qu'il va probablement être la cible des bans adverses. Il est en effet très probable qu'il se retrouve privé de Rengar et Ivern, champions qu'il maîtrise sur le bout des doigts. Il faut dire qu'il les a joués dans plus de la moitié de ses matchs de la saison régulière ! Le joueur affirme volontiers qu'il est capable de jouer bien d'autres champions, à lui de joindre dimanche les actes à la parole.

Fabian « Exileh » Schubert, de son côté, a l'obligation de stabiliser son jeu pour limiter les risques de mauvaise surprise, surtout dans une série longue et à enjeu. Capable de coups d'éclats à peine croyables, Exileh est un joueur précieux. Il met une pression constante sur sa voie et même sur la carte dans son ensemble. Depuis le début de la saison, il est la principale source de dégâts de son équipe, grâce à un jeu porté vers l'avant particulièrement plaisant à voir. Il lui faut à présent faire preuve d'un peu de retenue, pour éviter de mourir bêtement et handicaper ses coéquipiers en conséquence.

Si Xerxe et Exileh remplissent leur part du contrat, les licornes devraient logiquement se qualifier pour la deuxième finale européenne de leur histoire. Si ce n'est pas le cas, en revanche, Misfits a de vraies chances de coiffer ses aînés sur le fil. Leurs très bons débuts de partie leur ont déjà permis de venir à bout d'UoL lors de la saison régulière, alors pourquoi pas en play-offs ?

Si vous ne pouvez pas voir les matchs en direct, pas de panique, ils seront en replay sur LoL Esports ! N'hésitez pas à nous laisser un commentaire où vous nous dites ce que VOUS attendez de ces demi-finales des LCS EU !