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mondiaux

Le Mondial 2017 en 15 points

Quand on y pense, le Mondial arrive déjà bientôt à son terme. Dans le meilleur des cas, il reste quelques parties à disputer, soit tout de même plus de 9h de jeu si on continue à ce rythme. Pour patienter avant les demi-finales, revenons sur la compétition en 15 points. C’est parti !

1 – Tous les champions régionaux sont éliminés

Longzhu Gaming était l’élu. Le dernier seed 1 encore en lice après l’élimination prématurée de G2 Esports, Edward Gaming, Flash Wolves et TSM. Il ne restait alors que le champion de LCK pour représenter les champions régionaux, mais son chemin s’est brusquement arrêté à son tour. Comme quoi, dominer sa région n’est pas suffisant pour s’assurer de bons résultats au Mondial. Entre la malédiction TSM, le groupe particulièrement difficile de G2 Esports, la contre-performance de Flash Wolves et l'échec ennuyeux d'EDG, Longzhu a été achevé par un tirage assez peu clément. 

Le Baron Nashor, source de pression permanente

Le Baron Nashor, source de pression permanente

2 – Le Baron Nashor très peu volé

Jusqu’au deuxième quart de finale, aucun Baron Nashor n’avait encore été volé aux championnats du monde de cette année. C’est très surprenant et on regrettait même que les équipes prennent si peu de risque et ne jettent pas leur avance en tentant des Nashor un peu trop risqués. Mais, parfois, on veut mettre la beauté du jeu propre entre parenthèses pour s’offrir le plaisir de bondir sur sa chaise quand un jungler sorti de nulle part vient redonner de l’espoir à toute son équipe (et briser le mental de ses adversaires). Heureusement, Nubar « Maxlore » Sarafian est venu débloquer le compteur en subtilisant le Nashor au nez et à la barbe de SK telecom T1. Moins réjouissant, le second vol a été subi par Fnatic contre Royal Never Give Up. Au total on doit donc se contenter de deux petits vols… rien à voir par rapport au florilège qu’on a eu durant la phase de qualification !

3 – Un seul Pick’Em parfait

Un unique invocateur a réussi à prédire avec exactitude qui sortirait des groupes, dans quel ordre, et qui remporterait les quarts. Un exploit. À voir s’il aura brillamment prédit les dernières rencontres. Mais même s'il venait à échouer d'ici là, sa performance reste tout de même exceptionnelle, d'autant plus que 83 % des votants avaient donné Longzhu Gaming gagnant face à Samsung Galaxy.

4 – Fnatic crée l’exploit

Jamais aucune équipe qui comptait trois défaites pour aucune victoire à la fin de la première semaine de phase de groupe ne s’était qualifiée. Et pourtant Fnatic l’a fait ! Bien aidé par Longhzu Gaming qui est resté invaincu et par le fait qu’aucune équipe ne soit lanterne rouge avec aucune victoire, Fnatic a écrit une belle page chargée d’émotion. Techniquement, Fnatic a même remonté un 0-4 étant donné la défaite en entrée de deuxième semaine.

5 – L’Amérique n’aime pas les semaines B

Tout partait très bien pour les trois équipes de LCS NA. Et pourtant, la malédiction de la seconde semaine de groupes a encore frappé. Comme en 2015. Comme en 2016. Si on ne compte que les performances en semaine 2 sur ces trois dernières années, les équipes nord-américaines comptent 5 victoires pour 25 défaites. La peur de la réussite après de très bons résultats en semaine 1 ? Un manque d'adaptation ? Un style dont les faiblesses sont vite identifiées ? Ou tout simplement une malédiction ? On ne le saura probablement jamais, mais outre-Atlantique, les fans doivent être frustrés.

Cloud9, à deux doigts des demies

Cloud9, à deux doigts des demies

6 – Cloud9 proche de marquer l’histoire

Jamais une équipe de LCS NA n’est allée au-delà des quarts de finale depuis que les véritables championnats du monde existent. Cette année Cloud9 a failli changer la donne… mais a manqué le coche. C'est peut-être ce qui aurait pu faire oublier la mauvaise note sur laquelle TSM et Immortals sont partis.

7 – Les équipes des phases de qualification ont bien performé

Des quatre équipes issues des phases de qualification, seul 1907 Fenerbahçe Espor a été décevant. Les trois autres, Fnatic, Cloud9 et Team WE ont atteint les quarts. Et cette dernière est même en demie ! La démonstration que plus le chemin est long et sinueux, plus l'on progresse.

8 – Agriculture intensive

Jamais un joueur n’avait asséné le dernier coup à des sbires à une telle cadence. En moyenne, 11,1 sbires sont tombés sous les coups de Zihao « Uzi » Jian par partie. Et celui qui le talonne au classement, Martin « Rekkles » Larsson, a même poussé le compteur à 13,9 en une rencontre. 

9 – Encore un record

Zachary « Sneaky » Scuderi a battu le record de dégâts infligés à la minute dans la première partie entre Cloud9 et Team WE. 1781 de DPM, un record qui sera très difficile à égaler. C’est comme s’il avait tué un support toutes les minutes. Il faut dire qu'avec des champions très résistants comme cible, ainsi que des boucliers bien chargés, on peut en faire des dégâts !

10 – Tant de champions différents 

Le format aux dix bannissements et l’état actuel du jeu ont favorisé la diversité. 79 champions différents ont joué un rôle en 68 parties. C’est un record ! En 2016, la diversité était pauvre, avec seulement 57 champions en 77 parties. Le plus haut était alors en 2015 avec 74 champions en 73 parties. Cette année, on peut encore monter plus haut !

11 – Le groupe C, groupe des titans

La moitié des équipes du dernier carré étaient issues du groupe C. Royal Never Give Up était 1er et Samsung Galaxy 2e. Souvenez-vous, c’était le groupe de G2 Esports… qui a fini à 3 victoires pour 3 défaites mais n'a pas eu le privilège de se défendre en match de barrage du fait que 1907 Fenerbahçe Espor n'a pas remporté la moindre partie. Quel dommage, Perkz était pourtant si impressionnant cette année.

Uzi, plus déterminé que jamais à remporter la coupe

Uzi, plus déterminé que jamais à remporter la coupe

12 – RNG, joueurs stars

Les stats des joueurs RNG sont folles. En plus du point 8 qui mettait Uzi en avant, on peut aussi évoquer les KDA des joueurs. Premiers à leurs postes respectifs, Yuan-Hao « xiaohu » Li pointe à 14,8 ; Uzi à 11,3 et Senming « Ming » Shi à 7,3. Des performances exceptionnelles qui mettent bien en exergue le talent pur de ces joueurs

13 – Kalista, oh ma Kalista

Présente dans absolument toutes les parties, Kalista n’a pourtant jamais foulé le sol de la Faille. Et pour cause, elle a été bannie à chaque partie. Les raisons ? Elle profite trop bien de l’encensoir ardent, est excellente contre les tanks comme Cho’Gath ou Maokai car elle est très mobile et sa compétence ultime est parfaite en combinaison avec les supports du moment. 

14 – On peut perdre en ayant un très bon score

Qui n’a jamais perdu une partie malgré un excellent score personnel ? Eh bien, dites-vous que ça arrive même aux meilleurs. Alors qu’il avait un score de 19/2/5, Uzi a perdu contre Fnatic. Frustrant. Mais la preuve que le collectif prime avant tout, et que l'avance aux PO n'est plus utile quand tout le monde a atteint son plein potentiel.

15 – Physionomie des parties

Plus la compétition avance, plus les parties sont longues ! Mais elles ne sont pas plus ennuyeuses pour autant, car elles sont également de plus en plus meurtrières, ce qui présage une fin de compétition très alléchante. D’autant plus qu’on n’avait jamais eu de quarts aussi serrés. Et pour une fois, aucun favori clair ne sort du lot. 

Jusque-là, que retenez-vous de ce Mondial 2017 ?