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mondiaux

Les immanquables de la phase de qualification

Comme chaque année, l’élite mondiale va se réunir afin de se livrer à des batailles sans merci, pour la plus grande joie de millions de spectateurs aux quatre coins du globe. Pour la première fois, une étape préliminaire a été mise en place, l’occasion de se mettre l’eau à la bouche. Quintuplés, vols de Baron Nashor, situations rocambolesques, champions atypiques, déceptions, les six journées de qualification ont été riches en évènements marquants. Que faut-il en retenir ?

Domination et résistance

Contrairement aux tournois Wildcard des années précédentes, le tournoi de qualification incorporait une équipe de chaque région majeure. Enfin presque, la LCK (Corée du Sud) en était exemptée en raison de ses résultats qui parlent d’eux-mêmes. Restait donc aux équipes de LCS, de LPL et de LMS de prouver que leurs ligues méritaient toujours leur statut de « majeure ». On peut retenir que le pari a été remporté, et particulièrement haut la main pour la formation nord-américaine Cloud9, qui a écrasé les deux adversaires de son groupe en seulement 26 minutes en moyenne. Dès leur entrée sur la scène du Wuhan Sports Center Gym, les joueurs ont fait l’exposition de leur supériorité individuelle. Il ne fallait pas manquer la leçon que Nicolaj « Jensen » Jensen a donnée à son adversaire : à la 15e minute de jeu, il comptabilisait déjà une avance de 46 sbires sur son vis-à-vis.

La performance louable de Lyon Gaming était également immanquable. Cette équipe d’Amérique centrale (LLN) a été la seule à secouer C9, maintenant la pression pendant plus d’une heure avant de céder, dépassés malgré tout. Mais Lyon Gaming a également tenu la dragée haute à l’écurie chinoise Team WE (LPL), qui a dû puiser dans ses ressources à deux reprises pour s’en défaire pendant la phase de groupe. Des parties haletantes, qui méritent d’être (re)visionnées.

Plus particulièrement, le combat d’équipe (ci-dessus) à l’initiative de Lyon Gaming était immanquable. La super utilisation du la compétence ultime du Lee Sin de Sebastián « Oddie » Niño aurait pu justifier à elle seule un petit focus, mais c’est Ali « Seiya » Bracamontes qui, d’un étourdissement massif avec Syndra, a retourné une situation qui semblait échapper à son équipe. 

À l’inverse, Gambit Gaming n’a pas été à la hauteur des attentes – sûrement exagérée – de la communauté. Des défaites sévères, des erreurs mécaniques et un manque flagrant de combativité lors de l’ultime partie, qui était certes dénuée d’enjeu, mais qui aurait pu être prise un peu plus au sérieux, pour l’honneur. Le résultat est une rencontre amusante à regarder s’il on veut se détendre sans assister à du grand League of Legends.

Donner c’est donner, reprendre c’est voler

De nombreuses fois, le Baron Nashor a été volé au nez et à la barbe de l’équipe qui comptait lui faire la peau. Mais dans cette catégorie, il n’y a qu’un seul maître. Surnommé « Son of Baron », littéralement le fils du Baron, Renjie « Condi » Xiang a démontré avec brio la raison qui lui vaut ce surnom. Deuxième partie, premier vol. Et comme si ça ne suffisait pas, en match de qualification, il n’a pas volé le Nashor une… mais deux fois. Un moment qu’il ne fallait manquer sous aucun prétexte ! La première fois, avant la 22e minute, est assez classique. Condi a eu le temps de se préparer, a éliminé le support adverse et sauté dans l’antre au moment opportun. Mais la seconde fois est d’autant plus épique que le jungler adverse, voulant le repousser pour ne lui laisser aucune opportunité, l’a malgré lui rapproché de sa cible, rapproché de son père.

En vrac, il y a eu cet exceptionnel vol de dragon ancestral par Oddie, ou encore celui-ci par le carry AD Sneaky, qui n’a eu qu’à se servir. Pour revenir au Nashor, Crash en a également volé plusieurs. Une première fois avec Gragas et une seconde avec Nidalee. Mais le champion qui a fait le plus de vols est…Syndra. Frozen dans un premier temps, ainsi que M1ssion, ont su exploiter le déluge de dégâts que peut infliger ce champion en une fraction de seconde.

En bonus, on a assisté à une scène burlesque. Karma a volé un Héraut de la Faille… mais personne ne s’en est rendu compte, et personne n’a pris le bonus. Amusant. 

1, 2, 3, 4, 5

Il ne fallait pas passer à côté du premier quintuplé de la compétition. Il n’aura fallu que 10 petites parties pour pouvoir y assister. La Kalista de WhiteLotus a été exemplaire et a permis à Lyon Gaming de mettre un terme à la partie de la plus belle des manières.

Le lendemain, la Tristana de Padden est passée à deux doigts de connaître le même destin… mais Crash l’en a accidentellement privé, la situation étant tendue, il ne pouvait pas se permettre de cesser d’attaquer. Juste après cette action, par frustration ou euphorie, Padden s’est jeté seul contre quatre adversaires, se condamnant évidemment à une mort rapide. Mais le carry AD s’est consolé dès la partie suivante en obtenant son quintuplé en infériorité numérique, quoi que le Nashor l’a bien aidé aussi !

DU CÔTÉ DE LA MÉTA​

Au Mid-Season Invitational, 56 champions différents ont été invoqués en 42 parties. Au Mondial 2016, seulement 57 champions avaient foulé le sol de la Faille en 77 parties. Mais ici, on a eu l’honneur de voir un total de 67 champions être choisis, en seulement 39 parties. À chaque championnat du monde, la méta s’affine au fur et à mesure et des champions créent la surprise plus tard dans la compétition, quand il est temps de sortir toutes ses armes pour l’emporter. Mais cette base est déjà très impressionnante et témoigne d’une multiplicité des styles de composition et d’un certain équilibre dans les rapports de puissances à chaque poste. En effet, c’est à toutes les positions que la diversité a été grande, avec un minimum de 12 champions au poste de carry AD et jusqu’à 17 pour la voie du milieu.

Et vous, qu’avez-vous retenu de ce début de championnat ? La défaite de Fnatic qui, ironiquement, perd contre le « backdoor » d’un Kassadin ? Le succès des équipes LCS ? Le taux de victoire de Janna qui est à 86% en 14 parties ? La Sejuani top de Team One Esports ? Le Nunu support de Gambit Gaming ?