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LEC

Les raisons de continuer de croire en Fnatic

Il y a 4 mois, Fnatic était au sommet. Après une année couronnée de succès, les double champions d'Europe venaient de se qualifier en finale des Championnats du monde, un exploit qui n'avait pas été atteint par une structure occidentale depuis la saison 1. Mais depuis la défaite amère contre Invictus Gaming, l'équipe en orange a connu une régression monumentale.

Après le départ de Rasmus « Caps » Winther, de Paul « sOAZ » Boyer et de Dylan Falco, les débuts la nouvelle formation en LEC ont été très difficiles. Aujourd'hui, il n'est pas anormal de douter de sa capacité à se qualifier en playoffs à la fin du segment. Pourtant, il existe encore des raisons de croire à un retour en forme pour les champions en titre.

Rekkles de retour dans son élément

Heureusement pour Fnatic, Martin « Rekkles » Larsson est toujours présent. En plus d'être le meilleur ADC d'Europe, il est également le capitaine et le joueur le plus stable de l'équipe. Il a pu le prouver aux Championnats du monde de 2018 lorsque Caps était en difficulté, et il le montre encore cette année. Reconnu pour sa capacité à se remettre en question face à l'adversité,  il porte désormais la lourde responsabilité de remettre Fnatic sur les rails.

Heureusement pour lui, la méta semble enfin lui sourire. Après des premières semaines où Ezreal et Lucian régnaient en maître, les champions fétiches de Rekkles, notamment Sivir et Tristana, font enfin leur retour en compétition depuis le patch 9.3. Grâce à eux, son équipe est capable de lui accorder beaucoup de ressources pour s'assurer qu'il puisse avoir un rôle décisif en fin de partie.

Une énorme marge de progression

Pour la plupart des joueurs de la LEC, leur pic de performance est déjà connu du grand public. Après trois, quatre, cinq années passées au plus haut niveau européen, il est rare qu'ils soient encore capables de progresser considérablement. Ce n'est pas le cas de Gabriël « Bwipo » Rau et Tim « Nemesis » Lipovšek, dont la carrière est encore très jeune, et qui ont donc un potentiel encore difficile à déterminer.

Nemesis a la lourde tâche de remplacer Caps, qui était le MVP du segment d'été de 2018.

Nemesis a la lourde tâche de remplacer Caps, qui était le MVP du segment d'été de 2018.

Sauf exceptions, la majorité des joueurs mettent un à deux ans pour s'adapter entièrement au style de jeu compétitif. Si Bwipo a déjà montré qu'il était très talentueux mécaniquement, il a encore besoin de temps pour apprendre toutes les ficelles de son rôle au niveau professionnel. Quand à Nemesis, malgré des débuts relativement difficiles, ce qui est logique aux vues des performances de son équipe, les quelques prouesses qu'il a montrées indiquent qu'il pourrait bien être le Caps de demain...

Des performances en pleine ascension

Les débuts en LEC ont été rudes pour Fnatic. Pourtant, après quatre défaites consécutives, l'équipe semble enfin trouver un début de solution. En effet, elle a depuis remporté sept de ses dix dernières parties, se rapprochant ainsi du top 6 dans le classement. De plus, la sixième semaine a été très rassurante, puisque les coéquipiers de Rekkles ont réussi à battre Origen et Team Vitality, deux formations qui semblaient pourtant prêtes à s'imposer parmi les meilleures de la ligue. Ils ont enchaîné avec deux nouvelles victoires lors de la septième semaine.

L'alchimie de l'équipe ne fait qu'augmenter depuis quelques semaines, ce qui permet à Broxah d'être plus actif.

L'alchimie de l'équipe ne fait qu'augmenter depuis quelques semaines, ce qui permet à Broxah d'être plus actif.

Si, comme évoqué précédemment, la méta semble enfin leur sourire car elle permet aux ADC de briller, le niveau global de l'équipe est également en nette progression. La synergie entre Nemesis et ses alliés, notamment Mads « Broxah » Brock-Pedersen, s'améliore de semaine en semaine, et les problèmes de début de partie s'arrangent également. Avec Origen, Misfits et Schalke qui semblent être sur le déclin, Fnatic pourrait trouver l'opportunité de remonter dans le top 6.

Une réputation à tenir

Fnatic n'a jamais raté les playoffs en six ans de LCS EU. En douze segments, l'équipe en orange a remporté sept fois la coupe, et est également l'organisation occidentale la plus titrée à l'international. Autant dire qu'elle n'est pas arrivée à ce palmarès en abandonnant face à l'adversité. Même lors de ses années les plus difficiles, notamment en 2016, elle a toujours réussi à se hisser de justesse dans le top 6.

Outre cet historique sans faute, Joey « YoungBuck » Steltenpool a également quelque chose à prouver. En effet, celui que l'on appelle « Le capitaine aux 6 étoiles » a obtenu ce surnom en remportant les six derniers segments des LCS EU (quatre avec G2 Esports et deux avec Fnatic). Bien qu'il ait été la cible de nombreuses critiques pour ses drafts douteuses lors des dernières semaines, ce succès n'est pas dû au hasard, et nulle doute qu'il souhaitera continuer sur sa lancée.

Il est toutefois probable que le palmarès de Fnatic soit ébranlé en 2019. Avec la montée en puissance de G2 esports, Fnatic devrait avoir du mal à conserver son trône face à ceux qui l'avaient conservé lors des saisons six et sept.


Pourtant, il est encore trop tôt pour totalement abandonner le navire. Fnatic est incontestablement la meilleure organisation occidentale de l'histoire de League of Legends, et un empire de cet envergure ne disparaît pas du jour au lendemain. Si Rekkles a atteint la finale des Championnats du monde en 2018, il n'est pas impossible de le voir retenter sa chance à L'AccorHotels Arena de Paris cette année.