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LEC

Pourquoi Misfits pourrait devenir l’équipe préférée des Français

Depuis l’instauration des LCS EU en 2013, Fnatic a toujours été largement l’équipe préférée des fans, que ce soit en Europe ou en France, et ce malgré la présence d’organisations de poids telles qu’Origen, G2 Esports, Gambit Gaming ou encore Misfits Gaming. Mais en France les choses ont petit à petit évolué : si la structure orange et noire reste majoritaire, les arrivées successives dans l’élite européenne de Team Vitality et de Misfits ont réduit cette domination. Et cette dernière pourrait bien changer les choses en 2019, car aujourd’hui, Misfits est en position de devenir la formation favorite du public français, et ce pour plusieurs raisons.

Un accent français prononcé

Figure de proue de la structure depuis son arrivée en LCS, Steven « Hans Sama » Liv est un des chouchous du public français. Jeune Carry AD issu du circuit national, son ascension fulgurante au plus haut niveau a été suivie et appréciée par les fans, d’autant plus qu’il s’est vite imposé comme l’un des meilleurs joueurs européens à son poste. L’accueil du public lors de son passage à Paris pour la finale du segment d’été 2017, est la preuve du succès de l’ancien pensionnaire de Millenium.

Hans Sama montant sur scène avant la finale du Summer 2017 à Paris

Hans Sama montant sur scène avant la finale du Summer 2017 à Paris

Mais cette année il ne sera pas le seul français de l’effectif. En effet, le vétéran de la voie du haut Paul « sOAZ » Boyer a décidé de rejoindre Misfits durant l’intersaison, après deux ans passés chez Fnatic, ponctués par une finale aux championnats du monde. Poussé vers la sortie par la montée en puissance de Gabriël « Bwipo » Rau, le « King Baguette » a été très clair sur ses ambitions en rejoignant sa nouvelle équipe : remporter les championnats du monde (dont la finale aura lieu à Paris). Infatigable malgré les années qui passent, sOAZ reste l’un des joueurs les plus appréciés en France.

Avec deux joueurs français dans son effectif, Misfits possède la majorité de nos représentants dans ses rangs, puisque Lucas « Cabochard » Simon-Meslet est le troisième et dernier à évoluer au sein de la LEC. Et l’on sait que la présence de joueurs originaire de l’hexagone est une condition sinequanone pour recevoir les faveurs du public.

Un effectif cinq étoiles

Outre l’arrivée de sOAZ pour cette nouvelle saison, Misfits a déployé énormément de moyens pour parvenir à ses objectifs. La première recrue à avoir été annoncée n’est autre que Fabian « Febiven » Diepstraten, l’ancien midlaner de Fnatic et H2K. Très apprécié par les fans notamment grâce à ses performances en 2015, il est aujourd’hui encore, considéré comme l’un des meilleurs à son poste sur le vieux continent. Après une année difficile en LCS NA, il est de retour sur ses terres, et arrive lui aussi dans un esprit de revanche.

La seconde recrue est très certainement celle qui a fait couler plus d’encre : Beom-hyeon « GorillA » Kang, ancien joueur de Kingzone DragonX, Longzhu Gaming et de ROX Tigers, triple vainqueur de la LCK, multiple participant aux championnats du monde (2014, 2015, 2016 et 2017) dont une finale en 2015, et considéré comme le meilleur support du monde. Sur le papier, il s’agit du plus grand joueur à avoir joué dans le championnat européen. À la recherche d’un nouveau challenge après une fin de saison 2018 difficile et une séparation avec son partenaire historique, Jong-in « PraY » Kim, il a choisi de rejoindre Misfits plutôt que l’Amérique du Nord ou la Chine, preuve de sa motivation à évoluer au plus haut niveau. La synergie avec Hans Sama est déjà présente, et la duolane « GoHan » martyrise déjà ses adversaires.

Un passé marquant

Évoqué précédemment, Misfits possède d’ores et déjà un énorme capital sympathie dans l’hexagone. En 2017, alors que Fnatic est en pleine reconstruction, G2 Esports domine largement la compétition en Europe, et a accepté son rôle de « méchant ». Il ne s’agit que de la première saison dans l’élite pour la structure au lapin, et pourtant en éliminant Rekkles et ses coéquipiers en demi-finale du segment d’été, c’est elle qui se voit charger de mettre fin à l’hégémonie de G2. Dans une AccorHotels Arena de Bercy pleine, l’équipe défie donc la bande à Perkz, devant une foule entièrement acquise à sa cause. Malheureusement ce jour-là, comme tous les précédents depuis deux ans, G2 Esports était trop fort.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là pour Misfits. Un mois plus tard, c’est en Chine que l’organisation achève sa conquête du public. Tout d’abord en éliminant TSM dans son groupe du mondial. Puis surtout, en offrant au public un quart de finale historique contre SK Telecom T1. En poussant les joueurs coréens dans leurs retranchements et une cinquième partie, Misfits a marqué les esprits. Les fans récompenseront ses nouveaux héros en envoyant PowerOfEvil et IgNar au All-star Event de 2017.

Preuve du succès de Misfits auprès du public, IgNar et PoE représentent l’Europe aux All Star de 2017

Preuve du succès de Misfits auprès du public, IgNar et PoE représentent l’Europe aux All Star de 2017

Misfits a choisi la France

Avec l’arrivée du LEC et du partenariat à long terme, les dix structures sélectionnées par Riot Games ont dû choisir où installer leur équipe académique. Alors qu’elle avait déjà une formation secondaire au sein de la ligue britannique, c’est finalement la France et la LFL qui ont été choisies par l’organisation pour créer Misfits Premier.

Si l’on peut regretter l’absence de joueur français au sein de cet effectif, ce choix est tout à fait justifiable. Les meilleurs ayant déjà été recrutés par les autres équipes (GamersOrigin, Vitality.Bee, Team-LDLC, *aAa*), Misfits a dû se tourner vers des talents européens pour correspondre à ses ambitions. En effet si l’équipe première souhaite remporter le LEC et les Worlds, il faut que les potentiels remplaçants évoluent également au plus haut niveau, ce qui est le cas avec Misfits Premier, dont tous les membres sont reconnus sur la scène européenne. Enfin on ne peut nier le fait que l’arrivée de joueurs étrangers depuis plusieurs saisons, a permis d’élever le niveau global de la scène française. Ainsi d’une certaine manière, Misfits participe à l’évolution des talents locaux, même si la stratégie employée reste court-termisme.

En conclusion, Misfits a tout pour plaire au public français. Des joueurs locaux, des talents internationaux, un passé glorieux et un investissement volontaire dans sa ligue nationale. Avec la finale du prochain mondial qui aura lieu à Paris, l’organisation ne cache pas ses ambitions de vouloir conquérir les fans de l’hexagone. Et vous alors, qui comptez-vous supporter cette saison ? L’effectif de Misfits avec sOAZ et Hans Sama vous a-t-il séduit ou bien resterez-vous loyaux à Fnatic ? Ou peut-être que l’excellent départ de G2 vous a convaincu ?