Jump to Main ContentJump to Primary Navigation
mondiaux

Quel est le favori ?

Après deux semaines de phase de groupe et des quarts de finale endiablés, les régions, styles et équipes du monde entier ont enfin pu se confronter. La route est encore escarpée jusqu’à la coupe, mais nous allons examiner les éléments que nous avons en notre possession pour tenter de déterminer qui des quatre écuries encore en lice a le plus de chance de soulever la coupe.

Troisième favori : un second souffle pour un champion essouflé

Quand on a un nom aussi mythique que celui de SK telecom T1, que l’on a remporté trois championnats du monde en quatre ans, que l’on est double champion du monde en titre, que notre joueur star se nomme Sanghyeok « Faker » Lee, que le cœur de notre composition n’a pas changé depuis un bon moment, que l’on a remporté le Mid-Season Invitational, on est le favori dans le cœur de beaucoup de fans. Et même ceux qui estiment que cette hégémonie doit cesser ont une petite voix dans leur tête qui leur chuchote que « League of Legends est un jeu qui se joue à 5 contre 5… et à la fin c’est SKT qui gagne ». 

Critiqué cette saison, Wolf aura fort à faire pour défendre son titre avec SKT

Critiqué cette saison, Wolf aura fort à faire pour défendre son titre avec SKT

Pourtant, s’il y a une année où l’équipe la plus titrée de l’histoire peut trébucher, c’est peut-être bien celle-là. La concurrence coréenne est féroce, la Chine envoie des équipes très solides et SKT a montré des signes de faiblesse en phase de groupe, allant d’un inquiétant manque de coordination à un manque d’impact dans l’utilisation du remplaçant, qui était pourtant une force caractéristique du style de l’équipe, à des compositions d’équipe n’étant pas forcément liftées et adaptées comme elles ont pu l’être par le passé

En statistiques, derrière un score de 5 victoires pour une défaite en phase de groupe, on pouvait déjà facilement lire la fébrilité : SKT accusait un retard moyen de 787 PO à la 15e minute (5e pire), n’a pris le premier sang ou fait tombé la première tourelle que dans une partie sur 3, et n’a pris le premier Baron Nashor que dans une partie sur 6. Déstabilisante pour une équipe de ce calibre.

Mais alors que l’on pouvait attendre que ces problèmes s’estompent en quarts, pour finalement disparaître au bout du chemin, la confrontation face à Misfits Gaming n’a fait que confirmer les craintes. Jamais SK telecom T1 n’avait été menacé en quart. Jamais SKT n’avait été aussi proche de perdre un Bo5 face à une équipe occidentale. Au final, l’obstacle a été surmonté, parce qu’après tout, même acculé en quart ou en groupe, SKT a fini par remporter la majorité de ses rencontres. À moins d’un électrochoc très violent, l’équipe devrait avoir du mal à décrocher son quatrième titre.

Deuxième favori : sur ses terres

Historiquement, la Chine est la deuxième meilleure région du monde. Les années précédentes, beaucoup ont remis ce constat en cause, parce qu’au moment de confirmer et de tenir tête aux équipes coréennes après les avoir dépouillé de nombre de ses plus grands talents, ses représentants se sont écroulés. Mais 2017 semble être l’année de la rédemption, du retour aux choses sérieuses. On le pressentait pendant les Rift Rivals, quand les formations de LPL ont créé la surprise, mais les résultats viennent rajouter du crédit à cette théorie. Deux équipes chinoises se sont hissées dans le carré final.

À domicile, puisque le Mondial s’est installé en Chine, devant une foule assourdissante quand ses idoles sont sur scène, le bonus de confiance est un élément qui pourrait faire la différence, d’autant plus que notre 2e favori est composé à 100 % de Chinois. Les chances de Royal Never Give Up ne sont plus un fantasme, elles sont réelles. En finissant sur la première marche devant Samsung Galaxy, RNG a fait du groupe C son royaume et compte bien se la jouer conquérant à la Gengis Khan.

Uzi, véritable vedette en Chine et mondialement réputé

Uzi, véritable vedette en Chine et mondialement réputé

Le plus grand artisan de cette conquête pourrait évidemment être Zihao « Uzi » Jian. Le chien est plus enragé que jamais, et plus complet qu’il ne l’a jamais été. Une victoire en finale serait le Graal qu’il a failli atteindre en 2013 et 2014, avant que SKT et Samsung White n’enterrent ses espoirs. Mais dans un contexte où le rôle de son poste est revenu à son style de prédilection : infliger une quantité de dégâts astronomique, il est comme un poisson dans l’eau. Au point de s’offrir le luxe de jouer Vayne, son champion signature. RNG est très centré sur ce joueur, puisqu’il est le carry AD qui perçoit la plus grande part des ressources de son équipe et qui représente la plus grosse source de dégâts. 

RNG a été particulièrement impressionnant dans sa façon de prendre le contre-pied de ce que faisaient les autres. Un début de partie assez lent ? RNG a accéléré les choses en revenant à des champions agressifs, capables d’éliminer les voies du bas avant qu’elles n’atteignent leur pic de puissance. Et ça tombe bien, le Lee sin de Shiyu « Mlxg » Liu et la LeBlanc de Yuanhao « xiaohu » Li sont redoutables.

Cette année, RNG pourra enfin se venger de SKT, l'équipe responsable des ses défaites en finale en 2013 et en quart en 2016. Et, comme si l’histoire était écrite, son adversaire en final pourrait être Samsung. De quoi faire oublier la finale de 2014.

Le grand favori : pour régner sur la galaxie

C’est avec surprise que nous donnons le plus de chances à Samsung Galaxy. Tout d’abord parce que le favori se doit d’être coréen. Il n’y a pas de doute là-dessus, ce sont les équipes de LCK qui raflent tous les titres depuis 2013 et qui, depuis deux ans, disputent des finales exclusivement coréennes. Or, après avoir éliminé le grand favori Longzhu Gaming en quart, SSG semble le choix le plus solide. Rien ne prédestinait cette formation à un tel statut. Seulement troisième seed de LCK, battu par RNG dans le groupe C, très peu de gens ont parié sur Samsung dans le duel fratricide face à Longzhu. Et pourtant.

Contrairement à SK telecom T1, Samsung Galaxy n’a pas été bousculé dans son quart de final, alors que son adversaire était coréen et grand favori de la compétition, ce qui lui a transféré ce statut. Ce cinq, finaliste déçu de l’année dernière, fonctionne à l’expérience, à l’image de son jungler Chanyong « Ambition » Kang. Il a été exemplaire et l’une des raisons principales de la victoire écrasante de SSG sur LZ. Là où chez SKT Wangho « Peanut » Han et Sungu « Blank » Kang ont du mal, à deux, à être une valeur sûre, Ambition est une pierre angulaire pour son équipe. On lui reprochait de n’avoir aucun impact en début de partie, n’ayant participé à aucune élimination avant la 15e minute durant toute la phase de groupe, alors il a corrigé le tir en assistant son midlaner Minho « Crown » Lee. 

Ambition sur le point de rejoindre la scène

Ambition sur le point de rejoindre la scène

Ce dernier a montré des faiblesses en phase de lane, mais a montré qu’il avait plus d’une corde à son arc quand il s’est illustré sur Lissandra dans l’ultime manche. Tout comme Sungjin « CuVee » Lee, qui a mis un terme à la théorie selon laquelle Dongha « Khan » Kim lui était bien supérieure. Lui aussi est sorti des sentiers battus en ressuscitant le bon vieux Kennen AP. Or ces champions atypiques permettent des stratégies innovantes et prouvent que Samsung a toute l’agilité nécessaire pour s’adapter, surprendre et frapper là où ça fait mal. Seul bémol, il ne faudrait pas que le 3-0, aussi surprenant soit-il, ne fasse perdre le nord aux joueurs. Au risque de tomber de haut, car les prochaines marches sont les plus grandes.

Et selon vous, que va-t-il se passer ? SKT se dirige vers son troisième titre ? La prophétie Royal Never Give Up serait-elle en marche ? Team WE vient reconquérir le monde ? Nous sommes tout ouïs devant vos suppositions.