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mondiaux

Une dynastie, trois héritiers : la Corée peut-elle conserver son titre ?

Quatre ans après le triomphe des légendaires Samsung White au Stade de la Coupe du Monde de Séoul, la Corée accueille à nouveau les championnats du monde. La région dominant l’univers League of Legends sans partage – ou presque – depuis 2013 y sera particulièrement bien représentée : KT Rolster, Afreeca Freecs et les champions du monde en titre de Gen.G tenteront d’octroyer à leur pays un sixième titre mondial consécutif. La LPL, menée par RNG, qui tentera de réaliser une année parfaite et de remporter toutes les compétitions dans lesquelles elle s’est engagée, menace toutefois cette incroyable série. Alors que la phase de groupes est sur le point de débuter, la question trotte donc dans toutes les têtes : la Corée peut-elle à nouveau survivre à la tempête chinoise ?

L’an passé, à domicile, la Chine disposait des armes pour semer le doute dans l’esprit des Coréens, sans réussir à pleinement convertir son potentiel. RNG, défaite par des SKT pourtant en petite forme, et Team WE, terrassée par Samsung, n’avaient pu se hisser jusqu’en finale. Comme souvent, les écuries coréennes n’ont d’ailleurs perdu aucun Bo5 face à des équipes d’autres régions. Longzhu Gaming avait cruellement souffert de son manque d’expérience face à Samsung, qui avait ensuite remporté le titre en écrasant SK Telecom T1. Le succès de RNG lors du MSI 2018, puis les victoires chinoises à l’occasion du Rift Rivals et des Asian Games, ont néanmoins rebattu les cartes. La LPL n’a jamais été aussi dangereuse, et les trois structures coréennes engagées cette année auront fort à faire pour endiguer cette tendance. Que peut-on attendre de KT Rolster, Afreeca Freecs et Gen.G aux championnats du monde ? 

KT Rolster, la dynamique du champion

Pour une structure historique telle que KT Rolster, n’avoir participé qu’à une seule édition des championnats du monde – en 2015 – relève clairement de l’anomalie. Manque de régularité, fragilité dans les moments importants, voire carrément un facteur « choke » : tels étaient les symptômes conduisant KT et ses fans aux défaites sur le fil et aux éliminations crève-cœur. Cette année, les choses ont enfin changé, et la structure a décroché son premier titre des LCK. Comme un symbole, il s’agissait de la dernière édition produite par l’OGN avant la transition vers un nouveau format ; en 2014, les KT Arrows avaient remporté la dernière édition du tournoi OGN avant la transition vers les LCK, en échouant toutefois aux portes des Worlds.

KT_Summer2018_Champions

Couvant soigneusement son premier trophée d'envergure, Score est entouré d'une armada terrifiante.

Aucun joueur de cet été doré n’est encore présent dans l’effectif actuel. La « super-équipe » KT Rolster, construite au début de l’année 2017, ne manque toutefois pas de symboles forts. Au premier plan, Go « Score » Dong-bin, membre de la structure depuis octobre 2012 (!) et vétéran de la scène coréenne. Véritable roi sans couronne, celui qui s’est imposé comme le meilleur jungler du monde cette saison a couru pendant de longues années après un titre régional, et ce depuis la légendaire finale ayant opposé les KT Bullets à SK Telecom T1 en 2013. Tenu responsable de la défaite de son équipe lors de la finale estivale 2016 face à Rox Tigers, la faute à un Châtiment malheureux (qui, hélas, a rapidement fait oublier son match exceptionnel en demi-finale face à SKT), Score a essuyé les échecs en pliant, mais en ne rompant jamais. Son abnégation a fini par payer, puisqu’il a enfin remporté ce titre qui le fuyait d’une façon terriblement injuste.

Ces éléments tracent d’ailleurs un parallèle entre Jian « Uzi » Zi-Hao et le jungler KT, puisque le tireur chinois a lui aussi dû patienter de longues années avant de remporter son premier trophée en LPL. Les deux joueurs, certainement les meilleurs du monde aujourd’hui, devraient donc être les protagonistes principaux de ces championnats.

Évidemment, si KT a remporté le segment estival, c’est aussi grâce à ses autres membres. En 2013, lors de la finale précédemment évoquée, un jeune joueur de 12 ans assistait sur la plage de Busan à la remontée fantastique des SKT et à l’explosion du prodige Lee « Faker » Sang-hyeok. Décidant à ce moment-là de devenir professionnel, Son « Ucal » Woo-hyeon ne se doutait probablement pas qu’il jouerait cinq ans plus tard aux côtés de Score, et qu’il l’aiderait à glaner son premier titre. Pour sa première année compétitive, Ucal a rapidement pris la place d’un Heo « PawN » Won-seok malheureusement toujours pollué par ses problèmes de santé, sans que cela ne vienne déstabiliser le collectif KT Rolster, bien au contraire. Il est désormais l’un des meilleurs midlaners de Corée, et sera assis à la même table que Song « Rookie » Eui-jin ou Rasmus « Caps » Winther durant le mois d’octobre.

Imp_Mata_Champions2014

Tout souriant face à son acolyte Imp, Mata savourait alors son titre de champion du monde.

Seul jeune joueur de l’équipe, Ucal a été, il est vrai, très bien entouré pour progresser et mûrir rapidement. Qu’il s’agisse de Cho « Mata » Se-hyeong ou Song « Smeb » Kyung-ho, les deux vétérans, dont les fortes personnalités ont parfois mis en péril l’équilibre KT, ont su insuffler leur science de la prise de décisions au reste du groupe. Le champion du monde 2014 s’est surtout imposé comme le détonateur principal de l’équipe, en multipliant les engagements d’une grande violence avec Alistar, Rakan ou même Shen. Smeb a lui profité de l’été pour enfiler à nouveau ses plus beaux habits de sauveur : le capitaine des KT a multiplié les prestations XXL sur Gnar ou Kennen pour sortir son équipe de situations délicates, bien qu’on l’ait vu en difficulté durant la finale face à Griffin. 

Toutefois, s’il y a un point faible à signaler chez KT Rolster, il s’agit sans doute de Kim « Deft » Hyuk-kyu. Polyvalent et très à l’aise en affrontements groupés lorsque son équipe est en avance, « l’Alpaca » profite généralement d’une phase de lane bien contrôlée par Mata, et choisit souvent des champions à l’aise en début de partie. Un joueur stable et qu’il ne faut bien sûr pas ignorer, mais qui a aussi montré une certaine fébrilité dans les moments importants, et une propension à réagir de façon trop agressive alors que la situation ne s’y prête pas forcément. Ne vous méprenez pas : Deft est toujours un excellent ADC. Il n’arrive simplement pas encore à prendre la même dimension que Park « Ruler » Jae-hyuk chez Gen.G ou, bien sûr, Uzi chez RNG.

Difficile de ne pas faire de KT Rolster l’un des grands favoris de ces Worlds. Son effectif est non seulement bourré de talent à chaque poste, mais il s’agit certainement du groupe le plus expérimenté du monde. En corrigeant sa tendance à craquer au moment crucial, et en trouvant une stabilité qui lui manquait cruellement, KT a fait parler sa gestion stratégique impeccable durant tout l’été, en adoptant différents styles de jeu avec succès. Même si le chemin jusqu’au titre sera semé d’embuches, Score pourrait bien voler la vedette à un certain ADC chinois au centre de l’attention…

Afreeca Freecs, l’innovation a du bon

Pendant plusieurs saisons, Afreeca Freecs n’était connue que pour deux raisons : son fantasque midlaner Son « Mickey » Young-min, et sa faculté à vaincre SKT à de multiples reprises alors que les « grosses » équipes coréennes échouaient systématiquement. En 2017, Afreeca a profondément transformé son effectif, en s’appuyant sur plusieurs joueurs très expérimentés mais quelque peu boudés par les autres structures : Lee « Spirit » Da-yoon, qui sortait d’une année difficile avec Fnatic ; Lee « Kuro » Seo-haeng, considéré comme le maillon faible des Rox Tigers ; et Jang « MaRin » Gyeong-hwan, de retour d’un exil catastrophique – mais lucratif – en Chine.

Afreeca_Spring2018_Finals

Les Freecs se sont hissés en finale du segment printanier 2018, avant de chuter face à Kingzone.

Ce groupe prometteur n’ayant pas réussi à franchir le cap nécessaire pour se hisser plus haut que la cinquième place des LCK, son capitaine MaRin est reparti en LPL au début de l’année, cédant sa place à Kim « Kiin » Gi-in, ancien pensionnaire de Ever8 Winners. Il aura fallu un peu de temps à ce jeune toplaner pour trouver ses marques, mais une fois lancé, Kiin a non seulement repris le flambeau de son populaire prédécesseur, mais il est surtout devenu le principal carry des Freecs et l’élément central de leur jeu dans de nombreux matches. 

Les Playoffs nous ont permis d’observer toute la palette de ce joueur offensif mais aussi à l’aise sur les tanks. Face à Kingzone, il a totalement éclipsé Kim « Khan » Dong-ha à l’aide de Ornn et Cho’Gath, en parvenant même à gratter quelques éliminations en solitaire sur celui qui était considéré, il y a quelques mois encore, comme le meilleur toplaner du monde ; avant de conclure le récital avec Ryze, Kiin faisant partie de ces joueurs capables d’utiliser l’arcaniste avec brio sur la voie du haut. Contre Griffin, changement de registre : place aux Gangplank, Quinn, Kennen, et même Yasuo. Le plan de jeu Afreeca est centré sur le splitpush et la domination de son brillant toplaner, afin d’éviter les affrontements d'équipes de fin de partie, exercice dans lequel Griffin était supérieur. Cela a bien failli fonctionner, jusqu’à une Onde de Choc décisive en cinquième partie. Qu’importe : Kiin a systématiquement proposé des solutions à son équipe, et prouvé sa valeur dans les matches couperets.

L’autre chien fou des Freecs se trouve dans la jungle. Longtemps décrié pour sa tendance à absorber toutes les ressources de son équipe, Spirit a su évoluer et se mettre un peu plus au service du collectif. Seulement, on ne peut pas refouler sa nature profonde, et l’ancien pensionnaire des Samsung Blue reste friand des invasions et des agressions ; il n’hésite pas à provoquer son adversaire direct dès qu’il le peut, et son impeccable vision stratégique lui permet généralement de tirer toute son équipe vers le haut dès qu’il s’est emparé d’un avantage. Remarquable d’efficacité avec Gragas, il sait effectuer un gros travail de fond et d’engage avec les junglers tanks du moment. Il est d’ailleurs accompagné dans cette tâche par Park « TusiN » Jong-ik, qui a joué plus de la moitié de ses parties avec Alistar ou Shen. Candidat au titre de meilleur support du monde au printemps, il a connu un été plus délicat, et ses dernières sorties ont été assez médiocres, notamment à cause d’approximations mécaniques inhabituelles. Inutile d’être alarmiste ; TusiN a toujours un instinct surdéveloppé et un talent indéniable, qui ont bien souvent permis à son collègue Ha « Kramer » Jong-un d’évoluer confortablement sur sa voie. 

Afreeca_Qualified_2018Worlds

Grâce à la victoire de KT Rolster en finale du segment estival, les Freecs ont obtenu leur ticket pour les championnats du monde sans passer par le terrible tournoi de qualification régional.

Ce sont d’ailleurs les deux carries de l’équipe, Kramer et Kuro, qui apportent à Afreeca l’équilibre dont elle a besoin. Plus conservateurs que leurs deux collègues de la moitié nord de la Faille, ils sont eux aussi particulièrement flexibles, la polyvalence étant l’un des maîtres mots de la structure. En embrassant pleinement la méta des mages autonomes sur la voie du bas, Kramer a permis à ses coéquipiers de focaliser leurs efforts sur les autres voies. Kuro a lui favorisé Zoé sur durant la première moitié du segment, avant de jongler entre assassins (LeBlanc, Talon), mages à longue portée (Vel’Koz, Azir), ou encore Yasuo, Malzahar, Aatrox ou Varus. Désormais pleinement capable de prendre une partie à son compte, Kuro reste un équipier modèle capable de sacrifier ses ressources au profit du reste de l’équipe ; un joueur précieux dans un effectif au goût prononcé pour l’agression.

Un « océan de champions », des stratégies variées, des individualités complètes et redoutables, et un goût pour les petites surprises : difficile de ne pas voir en cette équipe un prétendant au titre mondial. Bien sûr, la structure manque d’expérience à l’international, et court toujours après un premier titre fondateur. Cependant, retrouver Afreeca Freecs en demi-finales n’aurait rien d’étonnant ; et à partir de là, pourquoi ne pas rêver plus grand ? 

Generation Gaming, la force de l'habitude

Il y a quelque chose de fascinant chez les champions du monde en titre. Depuis trois ans, Gen.G (précédemment KSV (précédemment Samsung Galaxy)) n’a pas fait mieux qu’une troisième place en Playoffs de LCK. D’ailleurs, chaque élimination subie dans cette épreuve était claire et logique. Cet été, les protégés de Choi « Edgar » Woo-beom ont réalisé une saison qui aurait pu être excellente : 13 victoires pour 5 défaites au terme de la saison régulière, et une première place… ex-aequo. Malheureusement pour eux, le départage leur était défavorable, et c’est donc au pied du podium qu’ils ont bouclé le segment. Une défaite sèche face à Afreeca Freecs plus tard, et Gen.G était déjà condamnée à passer par le tournoi de qualification régional pour accéder aux Worlds.

Cela dit… peut-on vraiment parler de condamnation ? Pour la troisième année consécutive, la structure a affiché durant ces matches couperets un niveau de jeu largement supérieur à ce qu’elle a pu proposer durant le reste de l’année. Après une entame serrée face à SKT (3-2) et un match totalement fou face aux géniaux Griffin (3-2), Gen.G a fini par démolir la meilleure équipe de Corée au printemps, à savoir Kingzone DragonX. 

Samsung_Champions2017

L'année dernière, Samsung était déjà passée par le tournoi de qualification régional pour accéder aux Worlds. Deux mois plus tard, Ambition et les siens soulevaient la Coupe de l'Invocateur.

Cette montée en puissance est symbolisée par deux joueurs : Lee « CuVee » Seong-jin et Ruler. Le premier n’a jamais été le joueur le plus excitant de la ligue coréenne, et a longtemps évolué sous les radars. Et puis, un jour, il sélectionne Gnar, étouffe son adversaire direct (Kim « Ssumday » Chan-ho, Smeb, Khan, tous y sont passé), remporte des affrontements d’équipes pratiquement tout seul, récupère des objectifs, sécurise la vision, et prépare un bon café. Comme tous les grands joueurs, Cuvee dispose d’un mode « Super Saiyan » le rendant absolument injouable. On pourrait lui reprocher de rarement l’activer avant le mois de septembre, mais compte-tenu de son palmarès aux Worlds, il est préférable de se taire et de respecter l’abnégation de ce joueur, unique rescapé du premier line-up Samsung « post-unification » et surtout post-exode ; comprenez, après le départ des 10 joueurs de Blue et White en Chine suite aux championnats du monde 2014.

Le second, lui, est peut-être le seul tireur au monde à pouvoir rivaliser avec Uzi. Doté d’une confiance absolue en ses capacités, Ruler déclarait, quelque temps après l’avènement de la nouvelle méta sur la voie du bas : « Si vous n’êtes pas capable de jouer des tireurs traditionnels en ce moment, c’est que vous n’êtes pas assez bon ». Les collègues apprécieront. Ce dédain pour les mages tels que Swain ou Vladimir a d’ailleurs fini par coûter cher à Gen.G, mais pas suffisamment pour priver l’équipe de championnats du monde. Ruler est l’un des héros de cette qualification : lors de l’ultime partie face à Griffin, pourtant très mal engagée, son positionnement optimal en affrontements lui a permis de renverser la situation, face la meilleure équipe des LCK dans ce domaine. Capable de réaliser des miracles avec Ashe et Xayah, Ruler a néanmoins joué très en-dessous de son véritable niveau durant l'essentiel de la saison, et les Worlds permettront sans doute de remettre les choses au clair pour le MVP de la finale 2017.

Ruler_2017

Pouce en l'air pour Ruler, qui sera sans doute l'adversaire le plus sérieux pour Uzi sur la voie du bas durant ces championnats.

Qu’est-ce que l’injustice ? C’est peut-être de réussir une très bonne saison, de permettre à son équipe de jouer la première place en LCK, et de ne pas être retenu pour aller aux Worlds. Cette saison, Song « Fly » Yong-jun a joué quasiment tous les matches de Gen.G, jusqu’au tournoi de qualification régional. Bien plus en forme que Lee « Crown » Min-ho, et plus versatile, son style atypique a souvent sorti l’équipe de situations difficiles. Malheureusement pour lui, Fly a flanché au pire moment. Moins en jambes sur la fin de saison, il a été supplanté par Crown pour le Qualifier, ce dernier reprenant son rôle de l’automne 2017 centré sur des champions très utilitaires, notamment Malzahar et Lissandra. S’étant sagement acquitté de sa mission, Crown a convaincu son entraîneur de l’emmener aux Worlds ; ne désirant se priver ni de Kang « Haru » Min-seung, ni de Kang « Ambition » Chan-yong, Edgar a été obligé d’écarter Fly. Un coup dur pour l’ancien pensionnaire de KT Rolster, qui avait déjà raté les championnats du monde d’un cheveu en 2016.

Reste donc un ultime point de discorde pour les champions du monde en titre : la jungle. Ambition y a longtemps été intouchable, son expérience et son style de jeu correspondant exactement à la façon dont Samsung souhait orchestrer ses parties. Depuis le début de la saison, la hiérarchie n'est plus si claire. Effet pervers de l'acquisition du titre suprême après de longues années de bataille, Ambition a nettement baissé en régime, sans que Haru ne fournisse une alternative viable au printemps. Cet été, les deux joueurs se sont divisé le travail de façon plus équilibrée, et les statistiques parlent d'elles-mêmes : 55% de victoires pour Ambition, 71% pour Haru. Sans surprise, ce dernier a quasiment joué l'intégralité du tournoi de qualification régionale. Ce choix est d'autant plus compréhensible compte tenu de la préférence de Haru pour les junglers agressifs (Camille, Xin Zhao), alors même que Crown se focalisait sur des champions très passifs avec une optique de contrôle plutôt que de dégâts. Il est donc fort possible que ce duo soit reconduit pendant les Worlds. Par ailleurs, son association avec le tranchant support Jo « CoreJJ » Yong-in permet souvent de libérer beaucoup d'espace pour les carries en affrontements d'équipes. 

En 2016 et 2017, les anciens Samsung avaient éliminé KT Rolster pour se hisser aux championnats du monde. À chaque fois, l’équipe sortait d’un segment difficile. Le bilan aux Worlds ? Une finale perdue 3-2 face à SKT, et une victoire 3-0 face aux mêmes SKT. Cette année, comme toutes les autres, elle retrouvera RNG dans son groupe. Bien que nous n'ayons pas eu accès au script du tournoi, les troublantes répétitions que nous observons peuvent, au moins, inciter les fans de Gen.G à la confiance. 

Défaite au MSI, la Corée a illustré cet été son caractère impitoyable. La baisse de régime de Kingzone DragonX a immédiatement été sanctionnée, et les champions du printemps ne participeront pas aux Worlds. Avec trois équipes aux styles de jeu très différents, la team LCK jouera sans le moindre doute un rôle majeur de ces championnats à domicile. Même si certaines équipes chinoises ou occidentales pourraient avoir leur mot à dire, notamment RNG, il serait naïf de ne pas considérer l'armada coréenne comme la menace principale à l'année parfaite de Uzi et des siens. 

Gen.G parviendra-t-elle à doubler la mise ? Kuro et Spirit achèveront-ils leur rédemption ? Score atteindra-t-il le vrai Nirvana ? 

Pour le savoir, rendez-vous à partir de mercredi, 10h (heure française), avec en ouverture KT Rolster face à Team Liquid !